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Les risques du "Cashback" sur Internet

| Publié le 03-02-2020 11:28 | Mise à jour le 03-02-2020 11:51
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Crédit(s) photo(s) : © Pixabay  

Le « cashback » est un système grâce auquel les consommateurs peuvent récupérer une partie du montant de leurs achats. Très développée sur Internet, l'offre peut être alléchante : en vous inscrivant sur un site, vous pouvez bénéficier de réductions sur des sites bien connus de e-commerce. Mais attention à bien lire entre les lignes, car l'opération peut cacher de mauvaises surprises.

Le fonctionnement du cashback

Les sites de cashback se sont multipliés sur Internet. Le principe est très simple : vous devez d'abord vous inscrire sur ces sites en créant un compte. Ensuite, à chaque fois que vous voudrez réaliser un achat en bénéficiant de la ristourne, vous devrez passer par le site de cashback sur lequel vous vous êtes inscrit.

Il ne vous restera plus qu'à repérer dans le moteur de recherche du site de l'enseigne auprès de laquelle vous voulez valider votre achat. Un lien vous y conduit, puis vous effectuez votre transaction. Il vous est alors demandé d'accepter un cookie qui enregistre les données de l'achat que vous avez effectué.

Sous un délai de 15 à 30 jours, le site de cashback crédite votre compte d'un montant correspondant à un pourcentage de votre achat. Lorsque vous aurez atteint un certain montant de remise, vous pourrez demander au site de cashback de vous reverser les fonds par chèque, virement bancaire ou PayPal. D'un site de cashback à un autre, ces remises d'argent peuvent aller de 0,5 % à 20 ou même 30 % du montant d'un achat.

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Les points d'attention avant de s'inscrire sur un site de cashback

Passer par un site de cashback pour effectuer ses achats peut paraître comme une opération intéressante. Mais c'est sans compter sur le fait que rien n'est gratuit dans la vie, et que, comme toute offre alléchante, le cashback peut cacher bien d'autres éléments qui rendront l'opération déficitaire, voire risquée.

Avant de s'inscrire sur un site de cashback, il est ainsi recommandé de consulter les conditions générales de ces sites. Tout d'abord, il faut comparer le niveau des remises accordées par les différents acteurs. Certains sites imposent par exemple qu'un montant de rétrocession soit atteint avant de procéder à votre remboursement. Et ce seuil doit en outre être dépassé dans un laps de temps limité, après quoi le montant de la rétrocession est perdu (pour vous, mais probablement pas pour le site Internet).

Le cashback peut dans ce cas être une incitation à consommer de manière débridée. Un piège qui peut très vite se refermer si vous ne faites pas suffisamment attention à vos dépenses et votre budget.

Autre piège : certains sites de cashback facturent des frais mensuels d'abonnement à leurs clients. Lors de votre inscription, vous êtes en effet invité à communiquer vos coordonnées bancaires pour vos remboursements futurs. Certains organismes de cashback mettent alors immédiatement en place un abonnement et prélèvement mensuel sur votre compte, dont le montant a de fortes chances d'excéder les remises d'argent que vous pourriez obtenir.

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Le cashback est d'abord une technique marketing

Le cashback peut se résumer à une offre promotionnelle. Il relève avant tout d'une stratégie d'acquisition de clients d'une marque. En effet, les enseignes de ventes en ligne qui passent des accords avec des sites de cashback leur concédant une enveloppe financière, les rémunérant en tant qu'apporteurs d'affaires.

Autrement dit, les sites de cashback sont destinés à attirer des clients vers des marques et font donc partie d'une stratégie de vente et de distribution de leur produit. A ce titre, ils perçoivent une rémunération sur chaque vente effectuée par leur intermédiaire. Les sites de cashback restituent ensuite une partie de cette enveloppe à leurs adhérents, lorsque ceux-ci procèdent à des achats auprès des enseignes affiliées. Le cashback est donc un programme d'affiliation qui s'inscrit dans une véritable stratégie marketing de fidélisation des clients.

Le cashback chez les commerçants

Désormais, certains sites de cashback offrent également la possibilité à un consommateur de se faire reverser des sommes d'argent sur des achats effectués dans un magasin physique. Le principe est le même que lorsque l'on réalise des paiements en ligne sur des sites marchands. La carte bancaire du client doit être reliée à son compte sur le site de cashback pour que les dépenses qu'il effectue dans des magasins partenaires puissent être mesurées.

Mais s'agissant de commerces de proximité, le cashback désigne également une tout autre forme de service de paiement proposé aux clients. Il est en effet possible pour un commerçant de restituer une somme en espèce à un client qui effectue une transaction par carte bancaire.

Ce type d'opération présente un intérêt dans des zones où il n'existe pas de distributeur automatique de billets (DAB). Concrètement, cela consiste pour un client à valider, au moyen de sa carte bancaire, un montant de transaction supérieur à celui de l'achat qu'il réalise. La différence lui est alors restituée immédiatement en espèces par le commerçant.

Le cadre légal du cashback chez les commerçants
Le retrait d'espèces chez les commerçants par le biais du cashback est désormais très encadré par la loi. Un décret de 2018 précise d'une part que le montant minimal d'achat effectué devra être de 1 €. Le montant maximum d'espèces qui peut ensuite être restitué par le commerçant ne doit pas excéder 60 €.

A l'origine du cashback

Depuis une décennie, la pratique du cashback gagne l'hexagone. Il s'était généralisé outre-Atlantique au début des années 70. De quoi s'agit-il exactement ? Dans la langue de Molière, le "cashback" est une remise d'argent en échange d'un paiement par carte bancaire.

Les banques américaines ont les premières eu l'idée de cet ingénieux système de fidélisation de leurs clients porteurs de cartes de crédit. Le cashback est ainsi censé reposer sur un principe gagnant-gagnant… ou plutôt "win-win".

Pour inciter leurs clients à utiliser leurs cartes, les banques leur proposaient de leur rétrocéder chaque mois ou en fin d'année un pourcentage de leurs dépenses. Puis vinrent les années 90, l'éclosion du commerce en ligne et l'explosion du marché du cashback.
Un cercle vertueux du cycle consumériste où le consommateur semble devoir toujours être gagnant. Mais attention, cashback peut aussi parfois rimer avec arnaque. Alors, apprenez à en déjouer les pièges et à vous en approprier les astuces.

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