Immobilier : diviser son terrain en parcelles pour le vendre
Pour améliorer le prix de vente, les propriétaires peuvent diviser leur terrain en plusieurs parcelles. Mais les délais peuvent aussi être plus longs.
La division d'un terrain peut améliorer le prix de vente
La vente d'une maison en l'état n'est pas la seule solution pour céder son bien immobilier. Dans certains cas, le terrain disponible peut intéresser des promoteurs ou des particuliers afin d'y édifier une nouvelle construction.
Plusieurs solutions s'offrent aux propriétaires, à commencer par la vente de l'intégralité de leur parcelle après l'avoir divisée en plusieurs lots. Ils pourront alors en tirer le prix de la maison principale, ainsi que celui des nouveaux terrains créés.
Dans d'autres cas, les propriétaires peuvent conserver leur maison et vendre un ou plusieurs nouveaux terrains issus d'une division parcellaire. Ce mécanisme leur permet de récupérer des fonds, mais il suppose également d'accepter la présence de nouveaux bâtiments et de nouveaux voisins.
Le potentiel constructible n'est pas lié à la taille du terrain
En France, la construction n'est pas libre. Chaque parcelle de terrain possède un potentiel de droits à construire qui lui est propre, et qui est déterminé par le plan local d'urbanisme (PLU) de la ville. Ce sont en effet les collectivités locales qui décident des règles de constructibilité, et dans la plupart des cas les mairies.
Le potentiel d'un terrain n'est pas lié à sa superficie. Certains grands terrains permettent de construire seulement quelques mètres carrés. Au contraire, certaines parcelles étroites sont propices à réaliser des immeubles entiers. La constructibilité d'un terrain dépend des règles d'urbanisme applicables.
Pour déterminer si un terrain peut se prêter à une division parcellaire, la première étape est d'évaluer les droits à construire maximum qui lui sont attachés. Pour cela, les particuliers peuvent faire appel à un architecte dans l'optique de réaliser une étude capacitaire. Ils peuvent également évaluer eux-mêmes le potentiel s'ils maîtrisent un peu la géométrie et savent décrypter le langage juridique du PLU.
Évaluer le potentiel de constructibilité d'une parcelle
Chaque commune est découpée en zones sur lesquelles s'appliquent des règles de constructibilité différentes. Celles qui concernent une parcelle particulière sont déterminées en 2 temps. D'abord en identifiant la zone où elle est située. Il faut pour cela examiner le plan de zonage annexé au plan local d'urbanisme ou téléphoner aux services municipaux. Puis en appliquant les règles propres à cette zone.
Une fois la zone repérée (généralement UA, UB, UC, UD ou N), l'intégralité des règles applicables sont trouvables dans la section correspondante du plan local d'urbanisme. Celles-ci vont permettre de déterminer la surface potentiellement constructible, notamment les règles d'emprise au sol, de distance entre les façades des différents bâtiments, d'alignement, et de bande de constructibilité. La surface constructible va aussi dépendre de la forme et de la superficie du terrain.
Pour connaître la surface de la parcelle, les propriétaires peuvent se référer à leur acte de propriété ou aux données du cadastre visibles sur Internet. Mais la valeur la plus fiable est celle mesurée par un géomètre-expert.
Lancer une procédure de division
La division d'un terrain est une procédure juridique. L'objectif est de créer une ou plusieurs parcelles cadastrales à partir d'une unique propriété. Une fois que les propriétaires ont acquis la certitude que cette possibilité existe, un géomètre-expert devra être missionné.
Ce professionnel devra mesurer l'intégralité de la parcelle actuelle, puis fixer les limites des terrains à détacher ainsi que leur surface. Il réalisera le plan de la propriété à diviser, ainsi que ceux de tous les terrains après division. Cette étape nécessite l'établissement d'un bornage contradictoire avec les propriétaires des parcelles voisines.
Le géomètre peut aussi s'occuper des documents administratifs qui doivent être fournis dans le cadre du dépôt de la demande d'autorisation d'urbanisme.