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Assurance auto : les pièges à éviter au moment de signer



Souscrire une assurance auto recèle quelques pièges que les clients ne soupçonnent pas. Choisir les bonnes garanties, ne pas céder aux prix discount et savoir comparer en fonction de ses besoins, tout cela prend du temps. Avec un objectif nº1 évident : éviter de perdre de l'argent.

Temps de lecture : 4 minute(s) - Par | Mis à jour le 07-06-2024 12:11 | Publié le 07-06-2024 09:45  Photo : Shutterstock  
Assurance auto : les pièges à éviter au moment de signer

L’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion entraîne certaines dépenses obligatoires. À commencer par une assurance puisque conduire sans en avoir souscrit est puni par le Code pénal. Deux options se présentent : l’assurance a minima dite « au tiers » garantit la « responsabilité civile » du conducteur et indemnise les victimes de dommages causés par son véhicule sur la voie publique.

Mais se limiter à ce type de contrat peut coûter très cher aux automobilistes s’ils doivent racheter une voiture en cas de gros accident. Si bien qu’aujourd’hui, la plupart des acquéreurs optent pour une assurance « tous risques », soit auprès d’une compagnie d’assurance traditionnelle, d’un agent ou d’un courtier, ou même d’une banque. Tous ces acteurs ont un point commun : ils proposent à leurs clients des contrats de plus en plus élargis, et donc de plus en plus onéreux.
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Connaître ses besoins

Les paramètres à prendre en compte dans la rédaction d’un contrat d’assurance sont nombreux : prix d’achat et ancienneté du véhicule, nombre de kilomètres annuels prévus, années d’expérience du conducteur, type d’emplacement de stationnement – privé ou sur la voie publique –, systèmes antivol envisagés… la liste est longue et il est parfois facile de s’y perdre, et de succomber aux sirènes des publicités en ligne ou dans les médias traditionnels promettant de faire quelque 200 ou 300 euros d’économie par an sur son contrat d’assurance.

Le premier conseil est simple : opter pour l’offre la moins chère n’est jamais une bonne idée, car la couverture de l’assurance s’en ressentira. Et les mauvaises surprises, en cas de réparations à faire par exemple, vous le feront regretter. Ce constat est valable dans l’autre sens : comme les tarifs des assurances ne sont pas réglementés en France, prendre la plus chère n’est pas forcément synonyme de services adaptés à vos besoins. Par exemple, si vous êtes un petit rouleur occasionnel, une assurance au kilomètre peut amplement suffire.

En cela, les comparateurs d’assurance en ligne – type Les Furets ou Le Lynx – constituent des outils utiles avant de faire votre choix, car ils permettent de faire des simulations en fonction de vos besoins réels ou supposés. Ils sont en particulier utiles à celles et ceux qui souhaitent changer de compagnie d’assurances lors d’un nouvel achat, afin de faire jouer la concurrence. Mais attention, ces comparateurs ne lisent pas les petits alinéas en bas de page sur les contrats d’assurance à votre place. Et c’est là que les pièges peuvent pulluler.


Bien lire son contrat avant de signer


Cela pourrait ressembler à une lapalissade, mais dans le cas d’un contrat d’assurance auto, mieux vaut lire chaque ligne et s’interroger sur la pertinence des services contractés, comme par exemple sur les conditions d’exclusion de garantie, sur les conditions d’indemnisation, sur les garanties assistance (qui s’accompagnent éventuellement d’un véhicule de remplacement temporaire) et évidemment sur le montant de la franchise à régler en cas d’accident ou de sinistre. Dans ces contrats, certains termes et formulations peuvent parfois paraître abscons. Il est alors possible – en cas de doute – de se rapprocher d’associations de consommateurs et d’automobilistes pour se renseigner. Il ne faut jamais signer un contrat d’assurance dans l’urgence et sans comprendre la portée des « petits détails ».

Outre les conditions d’indemnisation proprement dites, les contrats d’assurance comprennent également des packages de services annexes ou des garanties facultatives. Libre aux souscripteurs d’y adhérer ou non, bien évidemment. Si certains services peuvent s’avérer utiles, d’autres ressemblent à de fausses bonnes idées. Les exemples sont nombreux, allant des garanties incendies ou explosions aux garanties couvrant les effets du vent (SIC !) en passant par les services optionnels contre le vol. Parmi ces derniers, les concessionnaires de voitures neuves ou d’occasion proposent souvent à leurs clients de faire graver les vitres de leur voiture (soit avec le numéro de châssis, soit celui de la plaque minéralogique).

Le cas du gravage recèle de vraies limites, dont les souscripteurs n’ont pas forcément conscience au moment de signer leur contrat. Primo, l’argumentaire commercial du gravage – la protection contre le vol – ne résiste malheureusement pas à l’examen des faits, tant les statistiques sur le nombre de vol de voitures s’envolent en France. Ce procédé permet certes d’identifier un véhicule volé retrouvé sur la voie publique, mais ne dissuade pas les voleurs de passer à l’acte. Secundo, ce type de dispositif engendre des frais cachés. Car le gravage – qui coûte une centaine d’euros – ne suffit pas à lui seul. Il nécessite en effet un abonnement de six ans pour valider l’inscription du gravage dans le fichier national Argos. Un abonnement caché ressemblant fort à de la vente forcée et dont de nombreux automobilistes se plaignent, une fois des relances de paiement reçues dans leur boîte aux lettres. Un automobiliste averti en vaut deux.


Être aussi honnête que possible

Voilà pour les mises en garde principales, vis-à-vis des contrats d’assurance que les automobilistes sont amenés à signer. Mais prudence et transparence doivent fonctionner dans les deux sens : le client se doit d’être, lui aussi, le plus honnête possible dans ses déclarations initiales, déclarations dont dépend le calcul des cotisations annuelles. Ces informations fournies par le souscripteur – antécédents, nombre de conducteurs du véhicules… – conditionnent en effet le montant des frais, en fonction du type d’assurance choisie, mais aussi les circonstances déclenchant les indemnisations en cas de sinistre. Si ces déclarations sont fausses, l’assureur est en droit de dénoncer le contrat et de ne pas couvrir les sinistres occasionnés. Et les assurés risquent parfois très gros en cas de mensonges, s’ils sont en tort lors d’un accident : une résiliation du contrat, une amende de 4500 euros, une confiscation du véhicule et/ou du permis (pouvant aller jusqu’à 5 ans) et même d’une peine de prison de deux ans.
La moralité de l’histoire tient en un mot : la transparence. Que ce soit du côté de l’automobiliste ou de celui de l’assureur et des services qu’il propose, elle reste le meilleur gage d’une relation de confiance.

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Commentaires (11)

Super article qui met bien en lumière les pièges des assurances auto. Je ne savais pas que les assurances discount pouvaient cacher des exclusions si importantes ! Merci pour les conseils pour choisir la bonne garantie.

Perso, j'ai fait l'erreur de signer pour une assurance au prix trop bas, et ça m'a coûté cher en cas de pépin!

Toujours un casse-tête ces assurances auto ! On cherche à économiser, mais si on ne lit pas tout bien comme il faut, on risque de perdre gros. Vous avez des astuces pour bien comparer sans y passer des heures ?

Super article ! Mais du coup, comment on sait vraiment quelles garanties sont nécessaires ? Il y a trop de choix et c'est facile de se perdre.

Honnêtement, c'est pas évident de s'y retrouver entre toutes les offres d'assurances auto. Quand j'ai voulu assurer ma voiture, je me suis vite perdu dans tous ces termes techniques et conditions. Des conseils pour bien comparer les garanties ?