Noël : votre employeur a-t-il mis une « Prime Macron » sous votre sapin ?
Faites-vous partie des heureux qui ont trouvé une prime bien emballée dans leur fiche de paie ? Les employeurs ont jusqu'au 31 décembre pour la verser.
Jusquà 6000 euros de prime, nets d'impôts et de charges sociales
La « Prime Macron » - désormais rebaptisée « Prime de Partage de Valeur (PPV) », est apparue en 2018, comme la réponse d’un gouvernement désarçonné par le mouvement des « Gilets Jaunes ». Son but ? Permettre aux employeurs qui le souhaitent (et qui en ont les moyens) de gratifier leurs salariés d'un bonus de fin d'année, avec un avantage fiscal appréciable. Cette année, les salariés peuvent recevoir jusqu'à 3 000 euros en franchise d’impôt sur le revenu et de charges sociales.
Accrochez-vous bien à votre bonnet de Noël : depuis la loi du 16 août 2022, la prime peut même atteindre jusqu'à 6 000 euros, à condition que l’entreprise ait signé un accord d'intéressement ou qu'elle fasse partie du club des « moins de 50 salariés ».
Si certains salariés peuvent recevoir un beau cadeau sous le sapin, rappelons toutefois que le versement de la prime n’est pas une obligation pour les entreprises. D’autant qu’avec la crise, certaines doivent préserver leurs finances pour ne pas se mettre en difficultés.
D'après l'URSSAF, plus de 5,5 millions de salariés ont perçu la prime de partage de valeur en 2022, pour un montant total de près de 4,4 milliards d'euros. Le montant moyen était de 789 euros. Les employeurs feront-ils mieux cette année ?
Jusqu'à quand le Père Noël peut-il passer ?
Si vous êtes en train de lire cet article tout en dégustant votre douzième bûche de Noël, rassurez-vous, il n'est pas trop tard ! Les employeurs qui peuvent se permettre ce geste ont jusqu'au 31 décembre pour verser cette prime. Si elle se fait attendre, n'hésitez pas à rappeler au vôtre que le Père Noël a un agenda serré et qu'il serait dommage qu'il oublie de passer par votre cheminée.
La « Prime Macron » peut aussi être distribuée deux fois par an, à condition de respecter les plafonds d'exonération (3 000 euros ou 6 000 euros de la taille de l’entreprise). Elle peut désormais être investie sur un plan d'épargne salariale.
En fin de compte, la « PPV » est une petite douceur bienvenue pour les salariés à l'approche des fêtes. Et bonne nouvelle, ce dispositif est pour le moment prolongé jusqu’en 2026.