Aalberts : croissance organique de 13 % au troisième trimestre, chiffre d'affaires au-dessus des attentes
Aalberts a publié le 22 octobre 2026 un EBITA de 113,8 millions d'euros au troisième trimestre 2026. Sa marge d'EBITA ressort à 13,8 %, et le groupe néerlandais indique une amélioration de la croissance organique et de la marge d'EBITA dans chacun de ses trois segments.
Lors de sa publication semestrielle du 23 juillet 2026, il avait cité le coût des matières premières parmi les risques susceptibles de peser sur les marges. La direction a par ailleurs signalé une nouvelle accélération de la demande dans les semi-conducteurs, liée aux investissements dans l'intelligence artificielle. Elle s'est dite confiante dans sa capacité à afficher sur l'ensemble de l'exercice une croissance organique et une marge d'EBITA supérieures à celles de 2025.
823,3 M€ de revenus et 13,8 % de marge d'EBITA au troisième trimestre
Sur le troisième trimestre 2026, Aalberts a réalisé un chiffre d'affaires de 823,3 millions d'euros. Cela correspond à une croissance organique de 13,0 % par rapport au troisième trimestre de l'année précédente.
Ce niveau se situe au-dessus des attentes. Selon le consensus relevé le 19 octobre 2026 auprès de trois analystes, le chiffre d'affaires trimestriel était anticipé en moyenne à 769 millions d'euros, dans une fourchette comprise entre 759 et 776 millions d'euros. Le montant publié dépasse donc le haut de cette fourchette.
L'EBITA s'établit à 113,8 millions d'euros, soit une marge de 13,8 %. Le groupe précise que sa marge de valeur ajoutée est restée à un bon niveau.
Semi-conducteurs et industrie portés par le mix, le bâtiment plus contrasté
La progression s'appuie sur plusieurs marchés finaux que la direction juge toujours bien orientés : centres de données, aéronautique, production d'énergie, défense et semi-conducteurs. Ces mêmes marchés figuraient déjà parmi les relais de croissance cités lors de la publication semestrielle de juillet 2026. L'automobile et le bâtiment résidentiel sont décrits comme stables.
Dans les segments Industrie et Semi-conducteurs, la marge d'EBITA s'est maintenue à un bon niveau, selon le groupe, grâce à un mix produits favorable. Dans les semi-conducteurs, le directeur général Stéphane Simonetta a fait état d'une demande clients « qui continue d'accélérer », portée par les investissements liés à l'intelligence artificielle.
Le segment Bâtiment a enregistré une performance « contrastée ». Le groupe indique toutefois que la croissance organique et la marge d'EBITA se sont améliorées dans ses trois segments.
Sur le plan industriel, Aalberts poursuit deux chantiers en parallèle. Dans le Bâtiment et l'Industrie, il mène des programmes d'excellence opérationnelle et d'optimisation de son empreinte industrielle. Il investit en même temps dans ses capacités de production en Europe, en Amérique du Nord et en Asie du Sud-Est, afin de répondre à une demande plus élevée sur les marchés finaux qu'il juge porteurs.
Rachat de près de 75 M€ d'actions achevé, amélioration annuelle visée
Le 12 octobre 2026, Aalberts a annoncé l'achèvement de son programme de rachat d'actions destiné à une réduction de capital. Engagé le 27 février 2026, il s'est achevé le 9 octobre 2026. Au total, 2 068 007 actions ont été rachetées pour un montant de 74 999 387 euros, soit près de 75 millions d'euros, et le groupe prévoit de les annuler.
Pour la fin de l'exercice, la direction indique aborder le dernier trimestre avec une dynamique positive et un carnet de commandes qu'elle qualifie de « sain ». Avant cette publication, les neuf analystes du consensus anticipaient un chiffre d'affaires annuel 2026 de 3,07 milliards d'euros en moyenne. Pour mémoire, le groupe avait réalisé 3 090,8 millions d'euros sur l'exercice 2025.
Sur la base des conditions actuelles de ses marchés finaux, Aalberts s'est dit confiant dans sa capacité à afficher en 2026 une croissance organique et une marge d'EBITA supérieures à celles de 2025. Il poursuit le déploiement de sa stratégie « Thrive 2030 ». Le troisième trimestre en fournit le dernier repère chiffré : 13,0 % de croissance organique et 13,8 % de marge d'EBITA.