ABN AMRO : l'État néerlandais veut ramener sa participation de 20,7 % à 10,5 %
NLFI, la structure qui porte la participation de l'État néerlandais dans ABN AMRO, a annoncé un nouveau plan de cession destiné à ramener cette participation de 20,7 % à 10,5 %. L'opération ferait passer l'État sous le seuil de 15 % prévu par l'accord qui encadre ses relations avec la banque.
NLFI a lancé un plan de vente progressive de ses titres ABN AMRO
NLFI (stichting administratiekantoor beheer financiële instellingen) a fait part, le 7 octobre 2026, de son intention de céder des certificats représentatifs d'actions ABN AMRO par l'intermédiaire d'un plan de cession, désigné en anglais sous le terme de « trading plan ». L'annonce a été relayée par la banque dans un communiqué publié le même jour. NLFI est la détentrice des certificats correspondant à la participation de l'État néerlandais au capital de l'établissement. Selon les explications de NLFI reprises par ABN AMRO, ce plan vise à réduire la participation de 20,7 % à 10,5 %. La vente doit donc ramener la part de l'État à un niveau proche de la moitié de sa détention actuelle. Le communiqué indique qu'à un moment de l'exécution du plan, la participation de NLFI pourrait passer sous 15 % du capital social total émis. Le choix de ce véhicule tranche avec une partie des cessions antérieures. Les précédentes réductions de participation intervenues depuis l'introduction en Bourse de la banque ont notamment pris la forme de placements accélérés auprès d'investisseurs, réalisés par construction rapide d'un livre d'ordres. Le plan annoncé s'inscrit, lui, dans une série de plans de cession successifs. Les modalités détaillées du plan sont consultables sur le site internet de NLFI, selon le communiqué. L'exécution du plan peut modifier les relations contractuelles entre NLFI et ABN AMRO en fonction des seuils de détention franchis au cours de l'opération.
Les droits d'information de l'État maintenus tant qu'il détient 10 % ou plus
Les relations entre NLFI et ABN AMRO sont encadrées par un accord dédié, le « Relationship Agreement ». Ce texte prévoit que, si la participation de NLFI tombe sous 15 %, de nouvelles dispositions relatives à ses droits d'information doivent être convenues de bonne foi entre les deux parties. Le franchissement de ce seuil, possible en cours d'exécution du plan, déclenche donc mécaniquement une renégociation. Les deux parties ont toutefois déjà fixé le cadre de cette évolution. NLFI et ABN AMRO sont convenues que NLFI conservera ses droits d'information actuels aussi longtemps qu'elle détiendra une participation de 10 % ou plus dans la banque. Dès que cette participation passera sous 10 %, le « Relationship Agreement » prendra fin. Ce que les chiffres révèlent réellement tient à l'écart entre l'objectif du plan et ce dernier seuil. La cible de 10,5 % se situe au-dessus de la barre de 10 % qui entraîne la fin de l'accord. Si le plan est mené jusqu'à son objectif, l'État resterait ainsi lié à ABN AMRO par le « Relationship Agreement » et conserverait ses droits d'information actuels, malgré une participation fortement réduite.
Une cession inscrite dans le désengagement graduel annoncé par l'État
Ce plan est le cinquième plan de cession consécutif, après des réductions de participation réalisées par placements accélérés depuis l'introduction en Bourse d'ABN AMRO en novembre 2015. L'État néerlandais avait déjà fait savoir qu'il entendait réduire progressivement, au fil du temps et par l'intermédiaire de NLFI, sa participation dans la banque.