Advicenne reçoit 1 M€ de L1 Capital et repousse son horizon de financement à 2028
Dans un communiqué publié le 12 octobre 2026, Advicenne a indiqué avoir reçu la dernière tranche, d'un montant net de 1 M€, du financement obligataire signé en juin 2026 avec un fonds géré par L1 Capital. D'après son directeur général, Didier Laurens, ce financement s'inscrit dans le cadre du plan de sauvegarde de la société.
Une échéance repoussée du deuxième trimestre 2027 à 2028
Advicenne situait jusqu'ici son horizon de financement au deuxième trimestre 2027. Après ce versement, la société indique avoir sécurisé sa visibilité financière jusqu'en 2028. Sa position de trésorerie s'élevait à 1,55 M€ au 30 juin 2026.
Le groupe attribue également cet allongement aux ventes de Likozam et de Levidcen en France, ainsi qu'à celles de Sibnayal sur l'ensemble des marchés où ce traitement est accessible aux patients. Il cite aussi une gestion disciplinée de ses ressources. Sibnayal, son produit principal, est autorisé dans l'acidose tubulaire rénale distale et commercialisé dans plus de vingt-cinq pays en Europe.
Selon Didier Laurens, ce financement permet de couvrir les besoins de trésorerie dans un contexte d'incertitude sur les marchés financiers, tandis que la performance opérationnelle allonge la visibilité financière d'au moins six mois. Le 17 septembre 2026, la société avait publié un résultat net semestriel positif de 4,6 M€, contre une perte de 4,96 M€ un an plus tôt. Ce retournement tenait essentiellement à des éléments non récurrents liés à la conclusion d'accords de prix.
Une option de financement complémentaire de 1,2 M€
Advicenne dispose en outre de la faculté de tirer un financement complémentaire de 1,2 M€. Celui-ci est mis à disposition notamment par Cemag Invest, actionnaire historique, aux côtés d'Europe Offering et de Didier Laurens, selon les modalités annoncées le 22 juin 2026.
Le prix de conversion des obligations est au moins égal au plus bas de deux montants : 0,79 €, ou 93 % du plus bas des cours moyens quotidiens pondérés par les volumes sur dix séances consécutives précédant chaque demande de conversion, période durant laquelle le porteur n'a cédé aucune action de la société.
Le nombre d'actions susceptibles d'être émises ne peut donc pas être déterminé avec précision à la date d'émission. La société indique que la conversion des obligations pourrait entraîner une dilution significative pour les actionnaires existants.