Air France-KLM : l'action enfonce son support à 11,26 €
La compagnie franco-néerlandaise cède du terrain à la mi-journée, dans un marché parisien orienté à la baisse et dans le bas du SBF 120. Le titre a perdu un seuil technique en séance et prolonge un repli engagé depuis plusieurs semaines.
Un support perdu en séance, sous les trois moyennes mobiles
L'action Air France-KLM cède 1,63 % à 11,16 €, sous sa clôture précédente de 11,35 €. Le titre a enfoncé en séance son support à 11,26 € et reste en dessous (dernier 11,14 €). Le cours est aussi en dessous de ses trois moyennes mobiles : la MM20 à 11,57 € (écart de 3,54 %), la MM50 à 11,85 € (5,82 %) et la MM200 à 11,28 € (1,06 %). La pression se lit sur l'ensemble des horizons : -4,66 % sur la semaine et -16,69 % sur trois mois, alors que le RSI à 46 reste neutre. Le SBF 120 recule de 0,91 % et le CAC 40 de 1,03 %.
La valeur occupe le bas du classement de l'indice, loin de la lanterne rouge Schneider Electric (-9,62 %). Ce repli s'inscrit dans un marché sous tension sur la dette française. L'OAT à 10 ans est à 4,90 % (relevé Banque de France du 2 octobre), au niveau du pic de la série, et l'écart avec le Bund atteint 1,47 point, son plus haut depuis janvier 2012. Le Brent cote 102,58 $ le baril, en recul de 2,6 % sur sept séances.
UBS abaisse son objectif à 13 € sur un titre valorisé à 3,2 fois les bénéfices
UBS a abaissé son objectif de cours de 13,50 € à 13,00 € en conservant son avis « conserver ». Cette cible laisse un potentiel de hausse d'environ 16,5 % par rapport au cours de 11,16 €. Pour mémoire, CIC Market Solutions avait réitéré vendredi son avis de conservation avec le même objectif à 13,00 €. Sur la base du consensus des analystes recensés, l'action se paie environ 3,2 fois les bénéfices de l'exercice en cours et 2,4 fois ceux de l'exercice suivant.
La société avait publié ses résultats du deuxième trimestre le 30 juillet, avec un chiffre d'affaires en hausse de 9,9 % mais un résultat opérationnel en recul de 34 %. Elle avait alors adopté un ton prudent : l'approche reste agile et les perspectives 2026 ont été révisées en termes de capacité, dans un environnement qualifié de particulièrement volatil. Un programme de rachat d'actions de 1,0 Md€, annoncé le 9 juin, reste en cours.