Alan Allman Associates : le CA recule de 9,4 % au 1er trimestre, mais le recentrage nuance le repli
Alan Allman Associates a publié mercredi un chiffre d'affaires de 79,4 M€ au premier trimestre 2026, en contraction de 9,4 % en taux de change moyen et de 6,8 % en taux de change constant. Cette baisse s'inscrit dans le cadre du plan d'optimisation lancé en 2025, visant à arrêter des activités non stratégiques. Le groupe affirme cependant observer une « bonne résistance » de ses activités sur périmètre comparable, un indicateur auquel les investisseurs doivent prêter attention pour distinguer le déclin structurel de la simple restructuration.
Un premier trimestre marqué par le redimensionnement volontaire
Le chiffre d'affaires consolidé du premier trimestre 2026 ressort à 79,4 M€, affichant un recul de 9,4 % à taux de change moyen. Sur périmètre comparable, excluant les activités arrêtées, cette baisse se réduit à 8,6 % (taux de change moyen) et 6,0 % (taux de change constant). Cette distinction est significative : elle indique que le groupe perd en dynamique, mais moins vivement qu'il n'y paraît au premier regard. L'Europe, première zone du groupe avec 41,8 M€ de chiffre d'affaires, subit un recul limité à 6,0 %, contenu à 4,4 % hors activités arrêtées. L'Amérique du Nord, deuxième contributeur à 33,9 M€, accuse une baisse plus prononcée de 12,2 % en taux de change moyen, atténuée à 6,7 % en taux constant. Cette contraction est attribuée en grande partie au marché public, représentant 84 % de la baisse observée. L'Asie-Pacifique enregistre le repli le plus marqué avec 3,7 M€ (-18,6 % en taux moyen, -16,3 % en taux constant), expliqué par le décalage du renouvellement de contrats à Singapour et Hong-Kong, contrats qui ont finalement été renouvelés au deuxième trimestre.
Des signaux opérationnels contrastant avec la trajectoire commerciale
Au-delà du chiffre d'affaires, Alan Allman Associates met en avant des indicateurs opérationnels qui nuancent le tableau. L'effectif s'est stabilisé depuis septembre 2025, après la phase d'ajustement du plan d'optimisation, ce qui illustre une gestion disciplinée des ressources. Le groupe rapporte également une hausse continue des taux journaliers moyens (TJM), signe d'un repositionnement vers des offres à plus forte valeur ajoutée et d'une amélioration de la qualité du chiffre d'affaires. Ce phénomène est courant en conseil lors de recentrages stratégiques : plutôt que de multiplier les missions de faible marge, le groupe cherche à vendre moins mais mieux. Jean-Marie Thual, Président-Directeur Général, confirme cette stratégie en déclarant que « le recul du chiffre d'affaires reflète principalement des décisions volontaires de recentrage prises en 2025, visant à améliorer durablement la qualité et la rentabilité de notre portefeuille d'activités ».
Confiance affichée pour une croissance plus sélective
Le groupe énonce trois objectifs pour les trimestres à venir : améliorer progressivement son profil de croissance organique, renforcer la qualité de son chiffre d'affaires et accroître sa rentabilité à court terme. La direction avertit que l'effet du plan d'optimisation, notamment lié à l'arrêt d'activités non stratégiques, continuera d'impacter la base de comparaison au deuxième trimestre 2026. Cette transparence sur la persistance des effets de base permet aux investisseurs de mieux interpréter les résultats à venir. L'enjeu pour Alan Allman Associates réside désormais dans sa capacité à démontrer que ce sacrifice commercial permet effectivement d'améliorer la rentabilité et de générer une croissance durable, plutôt que de marquer le début d'un déclin progressif du groupe.