Bio-UV Group abaisse sa prévision 2026 à 35-39 M€, un repli du chiffre d'affaires désormais possible
Le spécialiste du traitement de l'eau, coté sur Euronext Growth, table désormais sur 35 M€ à 39 M€ de revenus pour l'exercice en cours. La borne basse de cette fourchette se situe sous le niveau atteint en 2025 : un chiffre d'affaires annuel inférieur à celui de l'an dernier fait donc partie des issues retenues par le groupe.
Un objectif 2026 inférieur à celui fixé après l'exercice 2025
Bio-UV Group a annoncé le 16 octobre 2026 la révision de ses perspectives de chiffre d'affaires pour l'exercice 2026, qui couvre la période du 1er janvier au 31 décembre. Le groupe, dont le siège est à Lunel (Hérault), attendait jusqu'ici des revenus annuels compris entre 38 M€ et 42 M€. La nouvelle fourchette, abaissée de 3 M€ à chacune de ses bornes, correspond selon la société à une correction de 7 % par rapport aux prévisions précédentes.
Cette révision prend son relief au regard des comptes de l'exercice précédent. Bio-UV Group avait réalisé un chiffre d'affaires de 35,91 M€ en 2025. Dans son rapport sur cet exercice, le groupe avait alors indiqué viser environ 40 M€ pour 2026, un niveau cohérent avec la fourchette initiale de 38 M€ à 42 M€.
La nouvelle prévision modifie cette lecture. Son point haut, 39 M€, reste inférieur à l'objectif d'environ 40 M€ affiché à l'issue de 2025. Son point bas, 35 M€, se situe légèrement sous le chiffre d'affaires de l'année précédente. La fourchette couvre ainsi un éventail allant d'un léger repli à une progression par rapport à l'an dernier.
La révision intervient alors que le premier semestre est clos. Lors de la publication de ses comptes semestriels, le 18 septembre 2026, le groupe avait fait état d'un chiffre d'affaires quasi stable à 20,1 M€. L'abaissement de la prévision annuelle porte donc sur le rythme d'activité attendu d'ici la fin de l'exercice, sur lequel pèsent les facteurs commerciaux détaillés par la société.
Cycles de décision allongés en Asie-Pacifique, projets reportés au Moyen-Orient
Le groupe attribue cette révision principalement à deux facteurs géographiques. En Asie-Pacifique, certains clients ont allongé leurs cycles de décision. Au Moyen-Orient, plusieurs projets ont été reportés ou annulés, dans un environnement géopolitique que la société décrit comme toujours incertain aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.
Selon le communiqué, ces éléments affectent principalement le calendrier de concrétisation de certaines opportunités commerciales identifiées par le groupe. La nuance compte pour la lecture de l'annonce : un décalage dans le temps et une disparition d'opportunités n'ont pas la même portée. Le document évoque les deux cas de figure au Moyen-Orient, avec des reports mais aussi des annulations.
Le mécanisme est celui d'une activité en partie liée à des projets. Lorsque la concrétisation d'une commande glisse, le chiffre d'affaires correspondant peut glisser avec elle d'un exercice à l'autre, ce qui explique que la société raisonne en termes de calendrier.
La direction met en avant la diversification de ses marchés, son exposition aux besoins liés à la qualité de l'eau et une activité commerciale qu'elle qualifie d'active sur l'ensemble de ses segments. Laurent-Emmanuel Migeon, président-directeur général, a indiqué que le groupe « poursuit avec détermination la mise en œuvre de sa feuille de route stratégique », dans un environnement qu'il juge marqué par de fortes incertitudes.
Arrivée d'un directeur commercial Solutions et renouvellement du contrat avec Veolia
Parallèlement à cette révision, Bio-UV Group a détaillé plusieurs évolutions de son organisation. Boris Delmas rejoindra le groupe le 1er novembre 2026 en qualité de directeur commercial Solutions. Selon le dirigeant, cette arrivée finalise la structuration autour de trois divisions : Produits, Solutions et Services.
Elle prolonge une première étape annoncée lors de la publication semestrielle : l'internalisation des forces de vente sur le marché français de la piscine, segment sur lequel le groupe se présente comme numéro 1 en Europe et numéro 3 mondial. Lors de cette même publication, l'action avait reculé de 7 % en séance, pour toucher un plus bas depuis 2018.
Sur le plan industriel, la filiale Triogen a signé pour trois nouvelles années son contrat de fabrication avec Veolia Water Technologies & Solutions. Laurent-Emmanuel Migeon y voit le signe d'une « confiance renouvelée » de la part de ce partenaire.