L'action Air Liquide recule de 1,78 % malgré un objectif Citi relevé à 207 euros
L'action Air Liquide cède 1,78 % à la mi-journée ce mardi 3 mars, s'échangeant à 172,56 euros contre 175,68 euros la veille. Ce repli s'inscrit dans un mouvement de baisse généralisée des marchés européens, sur fond de flambée des prix de l'énergie provoquée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Citi relève son objectif de cours à 207 euros et maintient sa recommandation d'achat
En dépit du recul du jour, Air Liquide bénéficie d'un signal positif de la part de Citi, qui a relevé ce mardi son objectif de cours de 195 à 207 euros, tout en réitérant sa recommandation à l'achat. Au cours actuel de 172,56 euros, ce nouvel objectif implique un potentiel de revalorisation d'environ 20 %. Ce relèvement intervient alors que le titre affiche une performance positive de 5,04 % sur trois mois, malgré un léger fléchissement de 1,26 % sur la semaine écoulée et un recul de 2,3 % sur un an.
Le prochain rendez-vous financier important pour le groupe est fixé au 28 avril, avec la publication du chiffre d'affaires du premier trimestre 2026, suivi de l'assemblée générale prévue le 5 mai. Ces échéances permettront aux analystes d'évaluer la trajectoire opérationnelle du leader mondial des gaz industriels dans un environnement de coûts énergétiques en forte hausse.
Un repli technique contenu malgré le choc sur les marchés de l'énergie
La baisse du titre ce mardi s'explique en partie par le contexte de tensions majeures sur les marchés de l'énergie : les cours du pétrole progressent de près de 10 % tandis que le gaz naturel européen bondit d'environ 25 %, dans le sillage des opérations militaires en Iran et du contournement du détroit d'Ormuz par les grands armateurs. Pour un groupe comme Air Liquide, dont l'activité est très consommatrice d'énergie, notamment pour la production d'hydrogène et la séparation des gaz de l'air, l'envolée des coûts énergétiques constitue un facteur de pression sur les marges, même si le groupe dispose historiquement de mécanismes contractuels de répercussion.
Sur le plan technique, le titre évolue au-dessus de ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, situées respectivement à 163,27 et 171,30 euros, ce qui préserve pour l'heure la tendance haussière de moyen terme. Le RSI se situe à 64, indiquant une zone intermédiaire sans signal de surachat. La résistance la plus pertinente se trouve à 179,50 euros : un franchissement de ce niveau serait nécessaire pour renouer avec la dynamique de hausse observée ces dernières semaines.