L'action Aperam chute de 7,65 % en une séance sous l'effet des tensions au Moyen-Orient
Le titre Aperam subit un net recul ce mardi 3 mars 2026, abandonnant 7,65 % à 39,82 euros après avoir clôturé la veille à 43,12 euros. Cette baisse marquée intervient dans un contexte de tensions géopolitiques majeures au Moyen-Orient, qui provoquent une envolée des prix de l'énergie susceptible de peser sur les marges du secteur de l'acier inoxydable.
Un décrochage brutal lié au choc énergétique mondial
Le repli prononcé de l'action Aperam s'inscrit dans une journée de tensions sur l'ensemble des marchés européens, qui cèdent entre 1 et 3 %. Pour le producteur d'aciers inoxydables et d'alliages spéciaux, la flambée simultanée du pétrole — le Brent franchissant les 80 dollars — et du gaz naturel européen (TTF), en hausse de près de 25 %, constitue un facteur de pression directe. L'énergie représente un poste de coûts significatif pour les aciéristes, et le contournement du détroit d'Ormuz par les armateurs allonge les routes d'approvisionnement tout en renchérissant les frais logistiques.
Sur une semaine glissante, le titre accuse un recul de 8,46 %, effaçant une partie du rebond accumulé sur les trois derniers mois, période durant laquelle la performance atteint encore 20,67 %. Sur un an, Aperam conserve une avance de 36,37 %, mais la séance du jour marque une inflexion significative dans la dynamique récente du titre.
Le cours revient au contact de sa moyenne mobile à 50 jours
D'un point de vue technique, la chute du jour ramène le cours d'Aperam à 39,82 euros, soit à proximité immédiate de sa moyenne mobile à 50 jours, située à 37,94 euros. Ce niveau constitue un repère suivi par les opérateurs : un franchissement à la baisse pourrait signaler un affaiblissement de la tendance haussière de moyen terme, tandis qu'un rebond à son contact validerait la solidité du mouvement observé depuis plusieurs mois. La moyenne mobile à 200 jours, qui évolue à 31,05 euros, reste nettement plus basse et confirme que la tendance longue demeure orientée favorablement.
Le RSI, indicateur mesurant la vitesse et l'amplitude des variations récentes, s'établit à 51, soit en zone neutre, ce qui ne traduit ni excès acheteur ni excès vendeur malgré l'ampleur du décrochage du jour. Le prochain seuil de support à surveiller se situe à 34,80 euros, un niveau que le titre n'a pas testé depuis plusieurs semaines.