L'action ArcelorMittal chute de 6 % après une dégradation brutale de JP Morgan
ArcelorMittal SA accuse un recul marqué de 6,05 % à la mi-journée ce lundi, à 45,00 €, dans un contexte de repli généralisé des marchés européens. Le titre du sidérurgiste subit une semaine particulièrement difficile, avec une perte cumulée de près de 19 % sur sept jours. Ce décrochage intervient le jour même d'un abaissement significatif de la recommandation de JP Morgan sur la valeur.
JP Morgan passe à sous-pondérer et réduit son objectif de plus de 25 %
Le fait marquant de la séance pour ArcelorMittal SA est le revirement de JP Morgan, qui a publié ce 9 mars une dégradation notable de sa recommandation sur le titre. La banque américaine passe de « surpondérer » à « sous-pondérer » et ramène son objectif de cours de 53,50 € à 40,00 €, soit une réduction de plus de 25 %. Rapporté au cours actuel de 45,00 €, ce nouvel objectif implique un potentiel de baisse d'environ 11 %, signalant que JP Morgan anticipe une poursuite de l'érosion du titre.
Ce changement radical de posture est d'autant plus significatif qu'il émane d'un établissement qui figurait jusqu'ici parmi les soutiens du dossier. La publication de cette note coïncide avec une journée de tensions sur l'ensemble des places financières : le CAC 40 cède 2,18 % en séance, tandis que le Nikkei 225 a clôturé en chute de 5,20 % ce lundi. Le Hang Seng a également terminé en baisse de 1,35 % à la clôture du jour.
Un titre sous pression technique après un recul hebdomadaire de près de 19 %
Sur le plan technique, la dégradation du titre est significative. Le cours de 45,00 € évolue désormais sous son support identifié à 45,61 €, ce qui constitue un franchissement à la baisse susceptible de nourrir une pression vendeuse supplémentaire. La moyenne mobile à 50 jours, située à 47,15 €, vient par ailleurs d'être enfoncée, confirmant la détérioration de la dynamique de court terme.
En parallèle, le RSI s'établit à 38, se rapprochant de la zone de survente traditionnellement fixée à 30, ce qui traduit l'ampleur du mouvement baissier récent. Malgré ce décrochage, il convient de noter que la performance sur trois mois reste positive à 22,08 % et que le titre affiche encore un gain de 47,64 % sur un an, la moyenne mobile à 200 jours se situant nettement en dessous, à 34,94 €. La prochaine échéance à surveiller pour les acteurs de marché sera la publication des résultats du premier trimestre 2026, prévue le 30 avril prochain.