CAC 40 : Paris s'offre un rebond à 8 434 points, porté par le luxe et la tech malgré Wall Street en berne
Le CAC 40 progresse de 0,75 % à 8 434,68 points, dans une séance où les hausses écrasent largement les baisses. Trente et une valeurs de l'indice évoluent dans le vert, contre seulement neuf en repli, un rapport de force qui traduit un mouvement d'ensemble plutôt qu'une poussée isolée. Une dynamique européenne d'autant plus notable qu'elle se dessine à contre-courant des indicateurs venus de New York.
Une séance parisienne à contre-courant de Wall Street
Au-delà de Paris, les places européennes affichent une résistance affirmée : le DAX allemand s'envole de 2,86 % à 25 472 points, le FTSE 100 londonien gagne 1,28 % et le STOXX 600 progresse de 1,56 %. Le SBF 120, qui élargit la mesure au-delà des quarante plus grandes capitalisations, avance de son côté de 0,72 %, confirmant la largeur du mouvement haussier avant la pluie de résultats semestriels des prochains jours.
Luxe, technologie et défense en pointe
En tête du palmarès, Capgemini bondit de 3,81 % à 93,30 euros, signant la plus forte hausse de l'indice. Le luxe est également très recherché avec Kering, qui gagne 2,66 % à 248,75 euros. Renault progresse de 2,45 % à 26,78 euros, une performance qui détonne dans un secteur automobile plutôt hésitant en Europe.
Safran gagne 2,40 % à 337,70 euros, portant la thématique aéronautique et défense. Le secteur bancaire suit avec BNP Paribas, en hausse de 2,21 % à 108,26 euros. Le titre bénéficie ce lundi d'un relèvement d'objectif de cours de Morgan Stanley, qui porte sa cible de 115 à 120 euros tout en maintenant sa recommandation à « pondération de marché ». Cette combinaison tech, luxe, aéronautique et banques illustre bien la nature large et diversifiée du rebond parisien.
TotalEnergies plombe le compartiment énergie
Le petit peloton des baisses est nettement dominé par TotalEnergies, marqué par la chute de 13% du Brent, l'action reculant de 3,20 % à 73,47 euros et pesant à elle seule sur l'indice parisien. Le titre est au cœur de l'actualité des bureaux d'analyse : Grupo Santander a relevé son objectif de cours de 80 à 83 euros tout en conservant son opinion « neutre », et HSBC a ajusté sa cible de 79 à 80 euros en maintenant son avis « conserver ». Le secteur de l'énergie reste sous pression avec Engie, qui recule de 1,08 % à 27,49 euros.
Stellantis abandonne 0,73 % à 4,97 euros, alors que Piper Sandler a dégradé sa recommandation de « surpondérer » à « sous-pondérer », un mouvement notable sur un dossier automobile qui contraste avec la progression de Renault. Bouygues cède 0,69 % à 47,21 euros et Eiffage recule de 0,20 % à 121,75 euros, complétant un compartiment de la construction en léger retrait.
La séance de la mi-journée se lit ainsi comme un mouvement large de rachats sur les valeurs cycliques et de croissance européennes, avec l'énergie comme principal point de friction.