L'action ArcelorMittal en hausse de 3,78 % à mi-journée après le retournement du CAC 40
ArcelorMittal SA affiche l'une des plus fortes progressions du SBF 120 ce lundi à la mi-journée, avec un titre en hausse de 3,78 % à 43,60 euros. Le sidérurgiste profite du retournement haussier observé sur les places européennes après une matinée marquée par de vives tensions géopolitiques. La valeur, qui avait reculé de 2,53 % sur les sept derniers jours, retrouve ainsi du terrain.
Un rebond technique après le repli, dans un contexte de désescalade géopolitique
Le titre ArcelorMittal SA s'échange à 43,60 euros en séance, contre 42,01 euros à la dernière clôture de vendredi. Ce sursaut intervient alors que le CAC 40, en hausse de 0,61 % en séance, a opéré un retournement spectaculaire après avoir cédé plus de 2 % dans la matinée. L'annonce du report de frappes militaires américaines contre l'Iran et la reprise d'un dialogue entre Washington et Téhéran ont permis aux marchés de se redresser. Le détroit d'Ormuz, artère vitale pour le transit pétrolier mondial, était au cœur des tensions qui pesaient sur les cours en début de journée. Le SBF 120 progresse quant à lui de 0,63 % en séance.
Sur les trois derniers mois, l'action du groupe luxembourgeois affiche une performance de +13,72 %, et de +49,73 % sur un an, illustrant la dynamique de revalorisation du titre depuis le printemps 2025. Les résultats du premier trimestre 2026, attendus le 30 avril prochain, constitueront un prochain jalon pour apprécier la trajectoire opérationnelle du sidérurgiste.
Signaux techniques sous pression malgré le rebond du jour
Si la hausse du jour est notable, l'analyse technique révèle une configuration encore fragile pour le titre. Le RSI (indice de force relative) s'établit à 26, un niveau qui signale une zone de survente, c'est-à-dire une pression vendeuse potentiellement excessive sur les dernières séances. Ce positionnement peut précéder un rebond correctif, ce que la séance du jour semble partiellement illustrer.
Par ailleurs, le cours évolue nettement en dessous de sa moyenne mobile à 50 jours, située à 48,39 euros, ce qui traduit une tendance baissière de court terme encore active. Le support technique identifié à 42,01 euros, correspondant au cours de clôture de vendredi, a servi de point de départ au rebond de ce lundi. La résistance majeure se situe quant à elle à 56,92 euros, un niveau éloigné de plus de 30 % du cours actuel. En parallèle, d'autres valeurs industrielles cotées à Paris enregistrent aussi des progressions significatives en séance, à l'image de Schneider Electric (+2,91 %) ou d'Airbus (+2,57 %), confirmant un mouvement de rebond sectoriel élargi.