L'action Beneteau enfonce son support à 5,16 €
Deux jours après la publication de résultats semestriels mitigés, le constructeur naval vendéen subit un nouveau coup de pression en bourse. La réaction des analystes, dont une révision d'objectif du jour, accentue le mouvement à la baisse.
Un support brièvement enfoncé avant un rebond partiel, dans un marché parisien pourtant stable
Beneteau cède 6,81 % en séance, à 5,20 €, évoluant à rebours d'un CAC 40 qui progresse de 0,37 % et d'un SBF 120 en hausse de 0,39 %. Le titre figure ainsi parmi les plus fortes baisses du CAC All Shares, qui compte 320 membres. En cours de séance, il a même enfoncé son support à 5,16 €, touchant un plus bas intraday à 5,14 €, avant de repasser au-dessus. Le cours reste largement en dessous de ses trois moyennes mobiles : la MM20 à 5,49 € représente un écart de 5,28 %, tandis que la MM200 à 6,92 € illustre l'ampleur du décrochage de moyen terme, avec un écart de près de 25 %.
Sur trois mois, le recul atteint 21,45 %, et sur un an, le titre abandonne plus de 40 %. Le RSI, à 50, reste neutre, ce qui traduit l'absence de signal d'épuisement vendeur malgré l'amplitude de la baisse du jour. La prochaine zone d'intérêt technique se situe désormais autour du support à 5,16 €, que le titre a effleuré ce matin sans le clôturer en dessous.
UBS abaisse son objectif après des résultats semestriels marqués par des prises de commandes en recul
UBS a revu son avis sur Beneteau ce vendredi, abaissant son objectif de 6,85 € à 6,30 € tout en passant à « conserver ». Cet ajustement intervient à la suite de la publication des comptes semestriels le 23 septembre 2026, qui ont montré un chiffre d'affaires en hausse de 11 % à 449 M€, mais un résultat opérationnel courant quasi nul à -0,2 M€. Même en tenant compte du redressement de 20 M€ sur les marques européennes et de l'arrêt des activités déficitaires aux États-Unis, les prises de commandes reculent depuis mars, pénalisées par l'attentisme lié au conflit au Moyen-Orient.
CIC Market Solutions, dont l'avis daté du 24 septembre maintient un objectif à 7,50 € et une opinion à l'achat, offre un contraste notable : sa cible représente un potentiel de hausse de plus de 44 % par rapport au cours actuel. Lors de la publication du S1 2026, le groupe avait identifié parmi ses risques principaux la baisse marquée des prises de commandes depuis mars 2026, un carnet en très légère progression et le recul de 49,1 % des ventes en Asie et Motor Yachting. La cession du site de Cadillac et de trois marques, engagée pour redresser les marges, constitue l'un des axes de rebond opérationnel mentionnés à cette occasion.