CAC 40 : les banques s'enflamment, l'indice affiche un nouveau record au-dessus des 8 140 points
Le CAC 40 gagne 1,54 % à 8 143,46 points. L'indice parisien a même signé un nouveau plus haut depuis un mois en séance, à 8 145,14 points, porté par une vague d'achats sur les valeurs financières. Après la vague bleue des Midterms aux Etats-Unis, l'ambiance est nettement acheteuse, à rebours des tensions observées sur la technologie en Asie.
Les Bourses européennes prennent le contre-pied de l'Asie
La séance parisienne s'inscrit dans un climat positif au lendemain des élections américaines de mi-mandat. Les démocrates ont remporté les deux chambres du Congrès, infligeant un revers politique à Donald Trump. En Asie, les valeurs liées à l'intelligence artificielle ont fait l'objet de ventes marquées, sur fond d'inquiétudes autour de l'avenir des centres de données américains.
Les places européennes, elles, ont pris une direction opposée. Le mouvement est large à Paris : 33 valeurs du CAC 40 progressent, contre seulement 6 en baisse et une stable. Dans son sillage, le SBF 120 avance de 1,5 % à 6 167,68 points. En Allemagne, le DAX gagne 1,55 % à 26 264,82 points et le STOXX 600 progresse de 1,46 %, tandis que le FTSE 100 londonien prend 1,23 %. À Wall Street, la veille, le tableau était plus partagé : le S&P 500 avait terminé en hausse de 0,36 % et le Nasdaq 100 de 0,68 %, mais le Dow Jones avait cédé 0,38 %.
Les valeurs financières en tête, le luxe suit
Les banques dominent largement le palmarès du jour. BNP Paribas bondit de 5,05 % à 92,03 euros, portée par un relèvement d'objectif de cours de Barclays, de 100 à 111 euros. La banque a par ailleurs annoncé le remboursement anticipé de 250 millions de dollars australiens d'obligations Tier 2. Société Générale grimpe de 4,94 % à 64,59 euros, après avoir annoncé le remboursement anticipé d'une obligation à impact social dès décembre. Crédit Agricole avance de 3,5 % à 15,55 euros, alors que la banque verte a confirmé un remboursement anticipé au pair d'obligations en sterling fin novembre et dévoilé, avec la Banque européenne d'investissement, une enveloppe de 400 millions d'euros destinée aux PME et ETI de la défense.
En tête de l'indice, ArcelorMittal s'envole de 5,06 % à 56,9 euros, à la veille de la publication de ses comptes du troisième trimestre, pour lesquels les analystes attendent un EBITDA de 1 972 millions de dollars. Le luxe participe aussi au mouvement, avec Kering en hausse de 4,08 % à 187,6 euros, au moment où le groupe lance son premier « Water Resilience Lab » dans le bassin de l'Arno, en Toscane.
Thales et l'automobile freinent la hausse
Les rares reculs de la séance sont menés par Thales, qui cède 2,83 % à 226,4 euros. Le groupe de défense a pourtant décroché un contrat de l'US Navy contre les mines, d'un montant pouvant atteindre 196,2 millions de dollars avec options. Rothschild & Co Redburn a abaissé son opinion à « neutre » avec un objectif de 255 euros, tandis que CIC Market Solutions maintient son avis à l'achat, objectif de 305 euros.
L'automobile reste également sous pression : Stellantis perd 1,58 % à 4,02 euros, après des chiffres d'immatriculations d'octobre qui ont vu le constructeur reculer de 4,70 % sur un an sur le marché français, à contre-courant d'un marché en progression. Euronext cède 1,06 % à 167,7 euros, au lendemain de l'annonce que David Knibbe, actuel directeur général de NN Group, est pressenti pour succéder à Stéphane Boujnah à la tête de l'opérateur boursier en 2027.
Schneider Electric et EssilorLuxottica complètent le bas de tableau, avec des reculs plus mesurés. En toile de fond, la trajectoire budgétaire française reste scrutée, après l'abaissement par Fitch de sa perspective sur la note souveraine de « stable » à « négative » et des rendements de l'OAT à dix ans proches de 4,94 %.