L'action Capgemini gagne 1,2 % à mi-journée, après l'annonce de sa filiale américaine
Le titre Capgemini progresse de 1,22 % ce lundi 2 février à mi-journée, s'affichant à 132,80 euros. Cette hausse intervient alors que la société de services informatiques a dévoilé son intention de céder une filiale américaine spécialisée dans les activités classifiées. Le dossier suscite également un regain d'intérêt de la part des analystes financiers.
Cession d'une entité américaine après la polémique autour de l'ICE
Le groupe parisien a formalisé ce lundi la cession d'une filiale américaine opérant auprès d'institutions fédérales dans des activités classifiées, notamment la police de l'immigration Cette décision s'explique, selon la société, par les contraintes réglementaires spécifiques aux États-Unis qui empêchent la maison-mère d'exercer un contrôle approprié sur cette structure. Le communiqué publié le 2 février détaille que les restrictions légales américaines rendent impossible une supervision conforme aux standards du groupe.
Cette opération s'inscrit dans une volonté d'optimisation du périmètre d'activités, permettant au groupe de se recentrer sur des métiers où il peut pleinement exercer sa gouvernance. L'annonce intervient à quelques jours de la publication des résultats annuels 2025, prévue le 13 février prochain. Les investisseurs attendent également le chiffre d'affaires du premier trimestre qui sera communiqué fin avril, avant l'assemblée générale fixée au 20 mai.
Avis divergents des analystes sur le potentiel de rebond
Les maisons de courtage affichent des positions contrastées sur le dossier. Oddo BHF maintient ce lundi sa recommandation « Surperformance » avec un objectif de cours fixé à 180 euros, soit un potentiel de hausse de 35,5 % par rapport au niveau actuel. Cette perspective optimiste contraste avec l'approche plus prudente de Berenberg, qui préconise de conserver le titre avec une cible de 143 euros établie le 22 janvier dernier.
Sur le plan technique, le titre évolue sous ses moyennes mobiles à 50 jours (140,35 euros) et à 200 jours (135,52 euros), reflétant une tendance de fond toujours défavorable. L'indice de force relative à 30 points signale néanmoins une zone de survente potentielle, tandis que le support identifié à 127,85 euros reste à proximité. La volatilité mensuelle de 9,71 % témoigne d'une nervosité persistante sur la valeur, qui accuse un recul de 24,52 % sur un an.