L'action Crédit Agricole progresse de 2,77 % à mi-journée, portée par UBS et Oddo
Le titre Crédit Agricole affiche une progression de 2,77 % à mi-journée ce mardi 27 janvier 2026, s'établissant à 18,2050 euros contre 17,72 euros la veille. Cette performance se situe dans la continuité d'une dynamique positive amorcée ces dernières semaines, avec un gain de 4,6 % sur sept jours et de 11,45 % sur trois mois. Le groupe bancaire bénéficie d'une actualité à la fois boursière et stratégique marquée par plusieurs événements récents.
UBS et Oddo BHF rehaussent simultanément leurs objectifs de cours
Deux maisons d'analyse ont simultanément revu à la hausse leurs estimations sur le dossier ce mardi. UBS a émis une recommandation d'achat en fixant un objectif de cours à 20,40 euros, tandis qu'Oddo BHF a émis un avis surperformer avec une cible à 20 euros. Ces valorisations suggèrent respectivement des potentiels de hausse de 12 % et de 9,9 % par rapport au cours actuel.
Ces révisions interviennent alors que Crédit Agricole présente des fondamentaux solides, appuyés sur un environnement technique favorable. Le titre évolue désormais au-dessus de ses moyennes mobiles à 50 jours (17,10 euros) et 200 jours (16,54 euros), confirmant une tendance haussière installée. L'indicateur RSI à 54 points reste dans une zone neutre, laissant de la marge avant d'atteindre une situation de surachat. La banque publiera ses résultats annuels 2025 le 4 février prochain, un rendez-vous qui pourrait confirmer la trajectoire positive du groupe sur l'ensemble de l'exercice écoulé.
Le groupe déploie un fonds de 100 millions pour les PME françaises
Crédit Agricole Assurances et IDIA Capital Investissement viennent de créer un véhicule d'investissement doté de 100 millions d'euros, baptisé « Crédit Agricole Assurances Avenir et Territoires ». Ce fonds Evergreen, classé Article 8 selon la réglementation SFDR, cible les PME et ETI françaises pour financer leurs besoins en capitaux propres et quasi-capitaux sur le long terme. Le dispositif s'inscrit dans une logique de proximité territoriale en s'appuyant sur les réseaux LCL et des Caisses régionales.
Parallèlement, l'établissement fait face à des tensions sociales après un débrayage national organisé le 22 janvier dernier par plusieurs syndicats. Les 78 000 collaborateurs de la Fédération nationale ont été appelés à cesser le travail pour protester contre des augmentations salariales jugées insuffisantes et des suppressions de postes. Des rassemblements ont mobilisé les employés dans plusieurs régions, notamment à Valence, en Bourgogne et en Aveyron, reflétant un malaise social à l'échelle du réseau malgré les bons résultats financiers affichés par le groupe sur l'exercice 2024.