L'action Eramet bondit de 4,67 %, sur fond de tensions en Iran
Le titre Eramet affiche ce mercredi matin une progression marquée de 4,67 %, à 57,10 euros, après avoir clôturé la veille à 54,55 euros. Ce rebond intervient dans un contexte de tensions géopolitiques qui pèsent sur les marchés de l'énergie et des matières premières. Le groupe minier et métallurgique retrouve ainsi un niveau qu'il n'avait plus atteint depuis plusieurs séances.
Un franchissement technique à surveiller après des semaines de repli
En s'établissant à 57,10 euros, le cours d'Eramet repasse au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours, située à 55,52 euros. Cet indicateur, qui lisse les variations sur une période longue, est fréquemment utilisé pour distinguer une tendance haussière d'une tendance baissière : un franchissement par le haut peut signaler un retournement favorable.
Le titre demeure toutefois nettement en deçà de sa moyenne mobile à 50 jours, positionnée à 65,80 euros, ce qui traduit la pression vendeuse qui a dominé ces dernières semaines. Le RSI, indicateur de force relative mesurant l'intensité des mouvements récents, ressort à 44, une zone encore neutre mais en voie de redressement par rapport aux niveaux récents. Le seuil de support identifié à 46,10 euros n'a pas été testé lors de cette phase de repli, tandis que la résistance majeure se situe sensiblement plus haut, à 87,00 euros.
Un rebond à replacer dans le contexte des tensions sur les matières premières
La séance du jour intervient au lendemain d'une forte poussée des cours de l'énergie, consécutive aux opérations militaires en Iran. La flambée du pétrole, le Brent ayant touché 80,14 dollars le baril, et la hausse de près de 25 % du gaz naturel européen ont ravivé les préoccupations sur les coûts de production dans l'ensemble du secteur minier et métallurgique. Pour un groupe comme Eramet, exposé au nickel, au manganèse et aux sables minéralisés, l'envolée des prix de l'énergie constitue à la fois un facteur de renchérissement des charges opérationnelles et un élément de soutien indirect, la hausse générale des matières premières pouvant tirer les cours des métaux.
Sur trois mois, le titre affiche une performance positive de 10,23 %, tandis que sa progression sur un an reste limitée à 6,53 %. Le prochain rendez-vous pour les investisseurs sera la publication du chiffre d'affaires du premier trimestre 2026, prévue le 23 avril. Cette échéance permettra d'évaluer l'impact concret des récentes évolutions géopolitiques et énergétiques sur l'activité du groupe.