L'action Eramet repasse un seuil technique clé malgré une chute de 23 % sur trois mois
Le titre Eramet progresse de 2,46 % ce mardi matin, à 52,15 euros, après une clôture à 50,90 euros la veille. Sur une semaine, le gain atteint 5 %, mais la performance trimestrielle reste lourdement négative, à -23,25 %. En toile de fond, le CAC 40 avance de 1,33 % en séance, tandis que le secteur des matières premières bénéficie d'un regain d'intérêt.
Un mouvement haussier dans un contexte technique encore fragile
Le rebond de ce mardi permet à Eramet de repasser au-dessus de sa moyenne mobile à 20 jours, située à 51,26 euros, un signal technique suivi de près par les opérateurs. Le titre reste cependant très éloigné de sa moyenne mobile à 50 jours (59,13 euros), ce qui traduit une tendance de fond encore dégradée depuis le début de l'année. Le RSI, à 44, se situe en zone neutre, confirmant l'absence d'excès dans un sens comme dans l'autre.
Le cours évolue actuellement dans la moitié inférieure de ses bandes de Bollinger, entre la borne supérieure à 56,43 euros et la borne inférieure à 46,08 euros. Le principal seuil de support technique se situe à 47,18 euros, niveau qui a servi de plancher lors des récentes phases de faiblesse, tandis que la résistance à surveiller se positionne à 63,15 euros, nettement au-dessus des niveaux actuels. Le secteur minier dans son ensemble profite d'un mouvement favorable ce matin : Aperam gagne 4,31 % et Imerys avance de 1,19 %.
La publication du chiffre d'affaires trimestriel en ligne de mire
Le prochain rendez-vous majeur pour les actionnaires d'Eramet est fixé au 23 avril, date à laquelle le groupe minier publiera son chiffre d'affaires du premier trimestre 2026. Cette échéance sera déterminante pour évaluer la trajectoire opérationnelle du groupe, dans un environnement de cours des matières premières marqué par une forte volatilité. Le bêta négatif du titre (-0,22) reflète par ailleurs une corrélation inversée avec le marché, caractéristique qui tend à singulariser le profil d'Eramet au sein de la cote parisienne.
Sur un an, le titre affiche encore une hausse de 23 %, mais la chute de plus de 23 % sur trois mois souligne le retournement brutal subi depuis le début de l'année. La volatilité mensuelle, mesurée à 16,06, reste contenue pour une valeur du secteur des ressources naturelles. Les prochaines semaines seront rythmées par les anticipations entourant la publication trimestrielle et l'évolution des cours mondiaux du nickel et du manganèse, deux métaux essentiels pour le groupe.