L'action Hermès chute de 3,2 % et touche un plus bas de plus d'un an
Le titre Hermès International recule nettement ce mardi 3 mars, dans une séance marquée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et un repli généralisé des marchés européens. L'action cède 3,2 % à 1 904 euros, prolongeant une séquence baissière entamée depuis plusieurs semaines. Sur un an, le titre affiche désormais un recul de plus de 30 %.
Une dynamique technique dégradée sous les moyennes mobiles
Le cours d'Hermès International évolue désormais nettement en dessous de ses principales moyennes mobiles, la MM50 se situant à 2 106,60 euros et la MM200 à 2 172,61 euros, soit un écart de plus de 12 % par rapport au cours actuel. Ce positionnement illustre l'affaiblissement progressif de la tendance ces derniers mois.
Par ailleurs, le RSI s'établit à 32, un niveau qui signale une zone de survente potentielle. Cet indicateur, qui mesure la vitesse et l'amplitude des mouvements de prix, suggère que la pression vendeuse s'est fortement intensifiée à court terme. Le titre a d'ailleurs enfoncé la bande inférieure de Bollinger, fixée à 1 975,54 euros, ce qui renforce le constat d'un excès baissier sur les dernières séances. Le prochain seuil de support identifié se situe à 1 967 euros, correspondant au cours de clôture de la veille, tandis que la résistance la plus proche ressort à 2 184 euros.
Un repli amplifié par le contexte géopolitique et un calendrier financier en ligne de mire
La baisse marquée de ce mardi s'inscrit dans un environnement de marché perturbé par les opérations militaires en Iran, qui provoquent un repli de 1 à 3 % sur les principales places européennes. Si Hermès n'est pas directement exposé au secteur de l'énergie, la flambée des cours du pétrole et du gaz naturel — le Brent atteignant 80,14 dollars le baril — alimente un climat d'aversion au risque qui pèse sur les valeurs de croissance à multiples élevés comme le géant du luxe.
Sur le plan fondamental, le groupe parisien publiera son chiffre d'affaires du premier trimestre le 15 avril prochain, suivi de son assemblée générale des actionnaires le 17 avril. Ces deux échéances constitueront un test important pour apprécier la trajectoire commerciale du groupe dans un environnement macroéconomique incertain. Avec un repli de 10,1 % sur trois mois et de près de 9,6 % sur sept jours, la correction actuelle place le titre à son plus bas niveau depuis plus d'un an, éloignant sensiblement le cours de ses niveaux de début 2025.