L'action Hermès perd 30 % en un an et glisse vers son support technique à 1 609 €
Le titre Hermès cède 2,36 % ce vendredi matin, à 1 634,50 euros, dans un marché parisien orienté à la baisse. La maison de luxe accuse désormais un repli de plus de 23 % sur trois mois et de 30 % sur un an, dans un contexte sectoriel dégradé où LVMH recule également de 1,67 % en séance.
Citi abaisse son objectif de cours avant des résultats semestriels
La banque américaine Citi a révisé hier sa cible sur Hermès International, la ramenant de 1 910 à 1 821 euros, tout en maintenant une recommandation neutre. Cet objectif révisé laisse toutefois entrevoir un potentiel de revalorisation d'environ 11 % par rapport au cours actuel. Cette mise à jour intervient alors que le groupe publiera ses résultats semestriels le 29 juillet prochain, rendez-vous qui pourrait fournir davantage de visibilité sur la trajectoire de croissance du sellier parisien.
Le repli du titre s'inscrit dans un environnement peu porteur pour le luxe européen. Le CAC 40 cède 1,05 % en séance, à 8 141 points, tandis que le SBF 120 abandonne 1 %. L'Oréal lâche 0,78 % au même moment. Outre-Atlantique, Ralph Lauren a reculé de 1,11 % lors de la dernière clôture. La flambée du pétrole au-dessus de 106 dollars le baril, alimentée par les tensions dans le détroit d'Ormuz, ravive les craintes inflationnistes susceptibles de peser sur la consommation discrétionnaire à l'échelle mondiale.
Une configuration technique sous pression, le titre ancré dans la partie basse de sa bande
Sur le plan graphique, le cours d'Hermès évolue nettement en dessous de ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, situées respectivement à 1 845,92 euros et 2 066,84 euros. Cet écart significatif — plus de 210 euros sous la MM50 — traduit une tendance baissière installée depuis plusieurs semaines. Le titre se situe par ailleurs à 27 % de la largeur de ses bandes de Bollinger, c'est-à-dire dans la partie basse de son canal, entre une borne inférieure à 1 572,96 euros et une borne supérieure à 1 797,32 euros.
Le support technique le plus proche se situe à 1 609 euros, un niveau vers lequel le titre pourrait se diriger si la pression vendeuse se poursuit. Un franchissement de ce seuil à la baisse constituerait un signal de fragilité supplémentaire. À l'inverse, la résistance identifiée à 1 920,50 euros reste très éloignée du cours actuel, illustrant l'ampleur du chemin à parcourir pour un éventuel retournement haussier. Le prochain catalyseur fondamental demeure la publication du chiffre d'affaires du troisième trimestre, programmée au 22 octobre.