L'action InPost bondit de 13,46 % à l'ouverture après l'annonce de son rachat par Advent et FedEx
Le titre du groupe polonais de consignes automatiques affiche une progression marquée ce lundi matin, dépassant rapidement la résistance technique des 14,89 € établie avant l'annonce de la transaction.
InPost caracole en tête des gains de la matinée avec une hausse de 13,46 %, passant de 13,30 € vendredi à 15,09 € à l'ouverture. Cette progression s'inscrit dans une dynamique clairement haussière depuis sept jours, avec une accumulation de près de 14,32 % sur la période. Sur trois mois, le titre a progressé de 50,15 %, effaçant ainsi une partie du repli essuyé l'année précédente, marquée par une baisse de 6,27 %. Les échanges demeurent toutefois mesurés avec seulement 0,61 % du capital traité ce matin, reflétant une participation limitée aux enchères d'ouverture.
Cette trajectoire haussière trouve son déclencheur dans l'annonce officielle ce week-end : le fonds Advent et le géant américain FedEx ont décidé de reprendre InPost, rachetant l'entreprise pour 15,60 € par action, soit une valorisation totale de 7,8 milliards d'euros. Le prix offert représente une prime de 17,3 % par rapport à la dernière clôture avant l'annonce. Cette opération de retrait de cote met fin à plusieurs mois d'incertitude depuis la première indication reçue début janvier, qui avait déjà propulsé le titre d'environ 50 % en quelques séances. La finalisation reste prévue au second semestre 2026.
Sur le plan technique, le titre franchit franchement sa résistance à 14,89 €, niveau où il s'était stabilisé les jours précédents. L'indice de force relative (RSI), positionné à 43, reste neutre et n'indique pas un marché suracheté malgré la progression du jour, suggérant une marge avant un potentiel essoufflement. Les moyennes mobiles à 50 et 200 jours convergent respectivement à 11,72 € et 11,55 €, traduisant une volatilité accrue et un écart substantiel avec le cours actuel. Le flux monétaire Chaikin, légèrement négatif à -0,09, contraste avec la progression des prix, pointant vers une accumulation portée davantage par le volume de l'offre que par une conviction acheteur durable.