L'action LVMH bute sur la résistance des 484 € après un rebond de 8 % sur un mois
Le numéro un mondial du luxe poursuit sa reprise à Paris, dans un CAC 40 légèrement haussier. La séance prolonge le mouvement de redressement entamé en mai sur l'ensemble du compartiment.
Le titre évolue toutefois encore loin de ses niveaux de référence de moyen terme.
Le titre repasse au-dessus de ses moyennes courtes mais reste loin de la MM200
LVMH avance de 1,37 % à 480,60 €, alors que le CAC 40 progresse de 0,24 % en séance. Le titre s'inscrit ainsi parmi les hausses notables de l'indice, dans le sillage de Pernod Ricard, L'Oréal et Hermès, signe d'un compartiment du luxe à nouveau bien orienté.
Sur les indicateurs techniques, le cours évolue au-dessus de la MM20 (467,48 €) et de la MM50 (469,76 €), avec un écart d'environ 2,8 % et 2,3 % respectivement. La MM200, à 542,65 €, reste en revanche très éloignée (11,4 % au-dessus du cours), témoin du repli structurel accumulé depuis un an. Le RSI à 53 traduit une dynamique neutre, sans tension acheteuse marquée. Le cours évolue désormais à proximité immédiate de la résistance des 483,95 €, un seuil qui avait déjà servi de plafond à plusieurs reprises ces dernières semaines.
Un rebond mensuel de 8 % adossé à un contexte chinois toujours dégradé
Sur un mois, le titre affiche un gain de 8,01 %, qui compense le repli de 5,28 % observé sur trois mois. Sur un an, la performance ressort à peine positive (+0,83 %), illustrant la longue phase de digestion qui a suivi le décrochage de 8 % de fin janvier, après des résultats annuels jugés décevants.
La toile de fond sectorielle reste contrastée. Les ventes de bijouterie et d'or en Chine reculent de 21,3 % sur un an en avril selon les chiffres officiels, tandis que les exports horlogers suisses progressent de 17,1 % vers la Chine continentale et de 13,5 % vers Hong Kong. À l'échelle mondiale, ces mêmes exports horlogers cèdent toutefois 16,6 %. Côté vins et spiritueux, les exportations françaises ont reculé en 2025 selon la FEVS.