L'action LVMH passe sous un seuil technique majeur et chute de 28 % sur un an
Le titre LVMH accuse un net recul ce mardi 3 mars, cédant 3,5 % à 502,30 euros en milieu de journée, dans un marché européen plombé par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. L'action du géant du luxe passe sous un seuil technique majeur et prolonge une séquence baissière engagée depuis plusieurs semaines. Sur un an, le titre affiche désormais un repli de près de 28 %.
Un support technique majeur enfoncé, signal d'alerte pour le titre
En s'établissant à 502,30 euros, l'action LVMH a franchi à la baisse le seuil de support situé à 514,20 euros, un niveau qui constituait depuis plusieurs séances un plancher technique surveillé. Ce franchissement intervient alors que le cours évolue déjà nettement en dessous de ses moyennes mobiles à 20, 50 et 200 jours, respectivement positionnées à 536,74, 583,74 et 541,78 euros. L'écart grandissant entre le cours actuel et la moyenne mobile à 50 jours — supérieur à 80 euros — illustre l'ampleur de la tendance baissière en cours.
Le RSI, indicateur mesurant la dynamique de l'action sur les dernières séances, ressort à 43, un niveau qui, sans signaler une situation de survente extrême, confirme la domination de la pression vendeuse. La prochaine résistance identifiable se situe à 595,70 euros, soit plus de 18 % au-dessus du cours actuel, ce qui traduit l'absence de palier intermédiaire susceptible de freiner le repli à court terme.
Un recul amplifié par le choc géopolitique sur les marchés européens
La correction du titre ce mardi s'inscrit dans un mouvement de repli généralisé des Bourses européennes, en réaction aux opérations militaires en Iran et à la flambée des prix de l'énergie. Le Brent a bondi à plus de 80 dollars le baril tandis que le gaz naturel européen s'est envolé de près de 25 %, alimentant les craintes d'un renchérissement des coûts pour l'ensemble de l'économie. Si LVMH n'est pas directement exposé au secteur énergétique, le groupe reste sensible à la conjoncture mondiale et à la confiance des consommateurs, en particulier sur ses marchés clés.
Sur une semaine glissante, le titre a perdu près de 10 %, portant sa contre-performance à plus de 21 % sur trois mois. Le calendrier financier du groupe prévoit une assemblée générale le 23 avril 2026, suivie du détachement du solde du dividende au titre de l'exercice 2025 le 30 avril. Ces échéances constitueront les prochains rendez-vous susceptibles d'apporter de la visibilité aux porteurs du titre.