L'action Medincell chute de 3,5 % et plonge en bas du SBF 120 après un éphémère sommet
La biotech montpelliéraine retombe lourdement en milieu de matinée, après avoir pris la tête du SBF 120 lors de la séance précédente. Le titre s'enfonce dans le bas de l'indice élargi, divergeant nettement de la place parisienne bien orientée. Le mouvement prolonge la zone de turbulences ouverte par la publication des comptes annuels la semaine dernière.
Un repli sec qui efface le rebond de mardi et ramène le titre sous ses trois moyennes mobiles
L'action Medincell cède 3,49 % à 25,44 €, contre 26,36 € la veille. Le titre figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120, alors que l'indice élargi gagne 0,13 % et que le CAC 40 progresse de 0,22 %. Le mouvement annule largement le gain de 3 % engrangé mardi et porte le repli à 9,21 % sur la semaine, à 6,4 % sur un mois.
Le cours repasse sous ses trois moyennes mobiles, avec un écart de 5,11 % sous la MM20 à 26,81 €, signe d'une dynamique de court terme cassée depuis la chute de 13,5 % consécutive à la publication des comptes annuels du 17 juin. Le RSI à 50 reste neutre, mais le support à 24,08 € se rapproche et constituera la zone de référence si la pression vendeuse se prolonge.
Le pivot vers les revenus récurrents domine encore le débat après les comptes annuels
Sur 12 mois, le titre reste en hausse de 48,77 % et conserve un gain de 18,33 % sur trois mois, malgré la rechute des dernières séances. La trajectoire boursière s'inscrit dans le sillage des comptes annuels 2025/2026 publiés le 17 juin : les royalties d'Uzedy ont bondi de 42 % à 9,3 M€, tandis que la perte nette s'est creusée à 31,3 M€ contre 18,4 M€ un an plus tôt. Lors de cette publication, la société a mis en avant le lancement commercial de l'Olanzapine LAI attendu au quatrième trimestre 2026 comme prochain relais de croissance, tout en prévenant que les dépenses d'exploitation continueraient de progresser pour soutenir l'expansion. Le marché continue d'arbitrer entre cette montée en puissance des revenus récurrents et l'absence des produits exceptionnels qui avaient soutenu l'exercice précédent.