L'action Nexans chute de 4,89 % et tombe en zone de survente extrême
Le titre Nexans accuse un net recul ce mardi 3 mars, perdant 4,89 % à 116,60 euros dans un contexte de tensions géopolitiques qui pèsent sur l'ensemble des marchés européens. L'action du spécialiste des câbles évolue au plus bas depuis plusieurs mois, passant sous des niveaux techniques jugés significatifs. Ce repli prolonge une séquence baissière déjà marquée sur les dernières semaines.
Un décrochage technique sous des seuils clés
En cédant près de 5 % par rapport à la veille, Nexans est passé sous son seuil de support situé à 120,40 euros, un niveau qui constituait jusqu'ici un plancher de référence pour le titre. Le cours touche désormais la borne inférieure des bandes de Bollinger (116,72 euros), ce qui traduit une pression vendeuse inhabituelle.
Par ailleurs, le RSI (indice de force relative, qui mesure la dynamique haussière ou baissière d'un titre sur 14 séances) s'établit à 21, soit en zone de survente marquée, un territoire rarement atteint qui signale un excès baissier à court terme. Le titre évolue désormais nettement en dessous de ses moyennes mobiles à 20 jours (131,91 euros), 50 jours (128,50 euros) et même 200 jours (122,33 euros), confirmant la dégradation de la dynamique sur toutes les échelles de temps. Sur une semaine, la baisse atteint 5,13 %, tandis que sur trois mois, le repli s'élève à 8,62 %.
Un recul amplifié par le contexte géopolitique et énergétique
La correction du titre Nexans intervient dans une séance marquée par un regain de tensions géopolitiques liées au conflit au Moyen-Orient. Les opérations militaires en Iran ont provoqué une envolée des cours du pétrole et du gaz naturel européen, ce dernier bondissant de près de 25 % sur le marché TTF. L'évitement du détroit d'Ormuz par les principaux armateurs mondiaux renchérit les coûts de transport et alimente les craintes d'un choc sur les chaînes d'approvisionnement. Les Bourses européennes reculent de 1 à 3 % dans ce contexte, mais Nexans affiche un repli nettement supérieur à la tendance générale du marché.
Pour le câblier français, la hausse des prix de l'énergie pourrait peser sur les coûts de production, le cuivre et les matières premières utilisées dans la fabrication de câbles étant sensibles aux prix du fret et de l'énergie. Sur un an, le titre conserve toutefois une avance de 16,6 %. Les prochaines publications financières, avec les résultats du premier trimestre attendus le 28 avril, puis l'assemblée générale prévue le 21 mai, constitueront des jalons importants pour évaluer l'impact concret de ce nouvel environnement sur l'activité du groupe.