L'action Nexans enfonce un support clé à 115 euros, plombée par la flambée du pétrole
Nexans a terminé la semaine sur une note négative, avec un repli de 1,99 % à 113,10 euros ce vendredi. Le titre du spécialiste des câbles accuse désormais un recul de 4,56 % sur les sept derniers jours et de 7,67 % sur trois mois, dans un contexte de tension généralisée sur les marchés actions européens. Le CAC 40 cédait lui-même 1,40 % en séance.
Un signal technique défavorable avec la cassure du support à 115,40 euros
Le fait marquant de la séance réside dans le franchissement à la baisse du seuil de support identifié à 115,40 euros. Nexans évolue désormais sous ce niveau, clôturant à 113,10 euros, ce qui traduit une détérioration de la configuration graphique du titre. Le cours se situe nettement en dessous de ses moyennes mobiles à 20, 50 et 200 jours, respectivement positionnées à 120,57, 126,88 et 123,54 euros, confirmant une tendance baissière installée depuis plusieurs semaines.
Le RSI, indicateur mesurant la dynamique de l'action, ressort à 41, soit un niveau intermédiaire qui ne signale pas encore de survente mais reflète un momentum dégradé. Le prochain repère technique à surveiller se situe du côté de la borne inférieure des bandes de Bollinger, à 115,16 euros, niveau désormais franchi. La résistance la plus proche s'établit quant à elle à 142,20 euros, un écart de plus de 25 % par rapport au cours actuel, ce qui illustre l'ampleur de la correction subie ces derniers mois.
Sur un an, le titre conserve toutefois une performance positive de 11,43 %, signe que la phase de repli actuelle s'inscrit dans un mouvement de correction après une progression antérieure significative.
Un contexte de marché pesant à l'approche des résultats trimestriels
La baisse de Nexans intervient dans un environnement de marché tendu. Le CAC 40 reculait de 1,40 % en séance ce vendredi et le SBF 120 perdait 1,39 %, dans un climat marqué par la flambée des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient. Le baril de Brent dépasse désormais les 107 dollars, en hausse de 50 % depuis fin février, une envolée qui alourdit la facture énergétique des industriels européens et ravive les craintes inflationnistes à l'échelle mondiale.
Dans le secteur industriel, d'autres grandes valeurs cotées à Paris subissaient également des dégagements : Schneider Electric abandonnait 1,21 % et Airbus 1,28 %, témoignant d'une défiance générale envers les valeurs cycliques en cette fin de semaine.
Sur le plan du calendrier financier, Nexans publiera ses résultats du premier trimestre 2026 le 28 avril prochain, un rendez-vous qui fournira des éléments concrets sur l'activité du groupe dans ce nouvel environnement économique. L'assemblée générale est quant à elle programmée le 21 mai. Ces échéances constitueront des points d'attention pour évaluer la capacité du câblier à maintenir ses marges face au renchérissement des coûts de production.