L'action Orange, lanterne rouge du CAC 40, chute de plus de 4 %
Orange termine cette séance du mardi 22 septembre 2026 en très nette contre-performance, signant la pire clôture de l'indice phare de la Bourse de Paris dans un marché pourtant stable. Le repli s'inscrit dans une tendance baissière qui s'accélère depuis plusieurs semaines, reléguant le titre à ses niveaux les plus bas depuis plusieurs mois.
Orange chute de 4 % et ferme la marche d'un CAC 40 quasi stable
Orange cède 4,13 % à 14,40 € à la clôture, alors que le CAC 40 finit la séance sur un gain de 0,2 %. L'écart de performance est saisissant : le titre signe le plus fort repli de l'indice, loin devant les autres membres dans le rouge. Sur la semaine, la perte atteint près de 9 %, portant à -9,8 % le recul sur un mois.
La dynamique de fond reste clairement défavorable : depuis fin août, le cours avait déjà cassé plusieurs supports successifs, et le repli trimestriel s'établit désormais à -15,74 %. Seule la performance sur douze mois reste positive, à +5 %, mais elle s'érode rapidement. Par ailleurs, Orange Ventures a annoncé ce mardi une prise de participation dans Biolevate, start-up spécialisée dans l'automatisation de processus pour les sciences de la vie, sans effet visible sur la cotation du jour.
Un triple plafond mobile à 7 à 12 % au-dessus du cours, RSI qui se rapproche de la survente
La configuration graphique d'Orange reste sous forte pression. Le cours cote désormais 7,13 % en dessous de la MM20 à 15,50 €, 10,14 % sous la MM50 à 16,02 €, et 12,70 % sous la MM200 à 16,49 € : les trois moyennes mobiles forment un plafond technique épais qui éloigne le titre de toute perspective de reprise rapide. Le RSI à 37 approche progressivement de la zone de survente, sans y basculer encore, ce qui traduit une pression vendeuse persistante sans signal d'épuisement net pour l'heure.
Sur le plan fondamental, lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 (le 28 juillet 2026), le groupe avait relevé ses objectifs annuels en s'appuyant sur la croissance à deux chiffres en Afrique et au Moyen-Orient, tout en signalant que l'endettement net avait progressé à 35,7 milliards d'euros, avec un ratio dette/EBITDAaL à 2,4x après l'intégration de MasOrange. Ces éléments de fond restent les principaux repères disponibles pour évaluer la trajectoire du titre, dans l'attente du prochain rendez-vous financier.