Cette reprise intervient après une mi-décembre difficile, marquée par les menaces américaines de représailles commerciales visant plusieurs groupes européens, dont Publicis, dans le cadre du bras de fer sur la régulation numérique entre Washington et Bruxelles. Les volumes échangés sont restés modérés avec seulement 0,04 % du capital ayant changé de main. Sur les sept derniers jours, le titre affiche une progression limitée à 0,41 %, mais conserve un gain de 11,92 % sur trois mois, confirmant une tendance haussière depuis l'automne.Le RSI à 64 indique une tension acheteuse sans signal de surachat immédiat, tandis que le cours évolue légèrement en dessous de la résistance technique à 89,44 euros. La moyenne mobile à 50 jours s'établit à 86,07 euros, confortant la dynamique positive. Le signal MACD reste neutre avec un léger décalage positif entre la ligne MACD et la ligne de signal, traduisant une reprise graduelle de l'élan haussier. Des recommandations d'analystes optimistes malgré un contexte géopolitique tendu Oddo BHF a relevé mi-décembre son objectif de cours de 110 à 115 euros tout en maintenant sa recommandation Surperformance, soulignant la discipline d'allocation du capital du groupe et la possibilité de rachats d'actions opportunistes à moyen terme. De son côté, JPMorgan affiche un objectif de 130 euros avec une recommandation surpondérer datée du 10 décembre. Ces cibles impliquent un potentiel de hausse significatif par rapport au cours actuel de 89,22 euros, témoignant de la confiance des analystes dans la capacité du groupe à générer une croissance organique supérieure au marché.Le titre reste néanmoins sous surveillance après que le bureau du représentant américain au commerce ait cité Publicis parmi les groupes européens susceptibles de subir des contre-mesures si l'Union européenne maintenait sa régulation numérique jugée discriminatoire par Washington. Cette incertitude géopolitique pèse sur le sentiment des investisseurs, même si les fondamentaux du groupe demeurent solides, portés notamment par la forte demande en services liés à l'intelligence artificielle. Le marché attend désormais des éclaircissements sur les intentions réelles de l'administration américaine avant de valider durablement le franchissement de la résistance technique à 89,44 euros.