L'action Rexel chute de 4,6 % à mi-journée sous l'effet du choc iranien
L'action Rexel accuse un net recul ce mardi 3 mars, cédant 4,6 % à 34,60 euros à la mi-journée, après une clôture à 36,27 euros la veille. Le distributeur de matériel électrique évolue à contre-courant de sa tendance de moyen terme, alors que les Bourses européennes subissent les répercussions du choc géopolitique lié au conflit en Iran.
Un repli technique prononcé sous des niveaux clés
Le titre Rexel est passé sous sa moyenne mobile à 50 jours, actuellement située à 35,25 euros, un signal de fragilité à court terme qui confirme l'affaiblissement observé depuis une semaine, avec une performance hebdomadaire de -5,65 %. Le cours flirte désormais avec son seuil de support technique identifié à 34,19 euros, niveau dont le franchissement à la baisse pourrait accentuer la pression vendeuse. Le RSI, indicateur de dynamique, ressort à 37, traduisant une zone de faiblesse sans toutefois signaler un excès de survente. À plus long terme, la moyenne mobile à 200 jours, établie à 29,70 euros, reste nettement en dessous du cours actuel, ce qui relativise la correction en cours au regard de la progression de 32,77 % enregistrée sur un an.
La performance trimestrielle demeure positive, à +6,63 %, rappelant que le mouvement du jour s'inscrit dans une phase de consolidation plutôt que de retournement de fond.
Le choc énergétique mondial pèse sur le secteur de la distribution professionnelle
La séance du jour est marquée par une forte tension sur les marchés de l'énergie, après l'engagement d'opérations militaires en Iran. Le Brent a bondi aux environs de 80 dollars le baril, tandis que le gaz naturel européen (TTF) a grimpé de près de 25 %, en raison notamment du contournement du détroit d'Ormuz par les grands armateurs. Ce renchérissement brutal des coûts énergétiques constitue un facteur d'incertitude pour les entreprises du secteur de la distribution de matériel électrique, dont l'activité est étroitement liée aux cycles du bâtiment et de l'industrie, deux segments sensibles aux prix de l'énergie et aux coûts d'approvisionnement.
Les places boursières européennes reculent globalement de 1 à 3 %, les observateurs jugeant néanmoins la réaction des marchés relativement ordonnée face à l'ampleur du conflit. Le repli de Rexel, plus marqué que la tendance générale, peut s'expliquer par un mouvement de prise de bénéfices après la forte hausse accumulée ces derniers mois. La volatilité mensuelle du titre, mesurée à 6,91, reste modérée, ce qui suggère que l'ajustement s'opère sans nervosité excessive à ce stade.