L'action Safran teste son support technique après +10 % en une semaine
Safran recule de 1,64 % ce mercredi, à 312,20 euros, dans un marché parisien orienté à la baisse. Ce repli intervient alors que le titre affiche encore une progression supérieure à 10 % sur les sept derniers jours et que deux banques viennent de mettre à jour leur objectif de cours.
Un recul temporaire dans un contexte de consolidation technique
Le titre Safran évolue ce matin à 312,20 euros, en léger retrait par rapport à la clôture de la veille (317,40 euros). Cette baisse s'inscrit dans un environnement de marché peu porteur : le CAC 40 cède 0,63 % en séance, tandis que le SBF 120 recule de 0,53 %. Sur le compartiment aéronautique, Airbus lâche également 0,51 %.
Du point de vue technique, le cours se situe très légèrement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours (311,89 euros), un niveau qui fait office de support de court terme. Le titre évolue par ailleurs dans le haut de ses bandes de Bollinger, à 80 % de l'écart entre la borne inférieure (265,97 euros) et la borne supérieure (323,87 euros), ce qui signale une zone de surachat potentiel après le rebond marqué de la semaine écoulée. Le RSI, à 59, reste toutefois en territoire neutre, ne confirmant pas de tension excessive à ce stade.
Deux révisions d'objectif de cours à la veille des résultats trimestriels
Les recommandations d'analystes ont été actualisées ces derniers jours. BNP Paribas Exane a initié une couverture avec un avis « neutre » et un objectif fixé à 330 euros, soit un potentiel de hausse d'environ 5,7 % par rapport au cours actuel. De son côté, Barclays a abaissé sa cible de 340 à 330 euros tout en maintenant sa recommandation « surpondérer », traduisant une confiance sur le moyen terme malgré un léger ajustement des anticipations.
Ces révisions interviennent à une semaine de la publication des résultats du premier trimestre 2026, prévue le 23 avril. L'assemblée générale est quant à elle programmée le 21 mai. La performance annuelle du titre reste remarquable, avec un gain de 48,1 % sur douze mois. Sur trois mois en revanche, la valeur affiche un léger repli de 2,5 %, signe que la dynamique haussière a connu des phases d'hésitation. L'approche de l'échéance trimestrielle constitue désormais le prochain catalyseur pour le titre de l'équipementier aéronautique.