L'action Saint-Gobain rebondit de 2,16 % mais reste en chute de 28 % sur un an
Le titre Saint-Gobain progresse nettement ce mercredi 25 mars, s'échangeant à 71,94 euros en milieu de séance, soit une hausse de 2,16 % par rapport à la clôture de la veille (70,42 euros). Ce rebond intervient dans un contexte de reprise généralisée du CAC 40, qui avance de 1,32 % en séance à 7 846 points. Le groupe de matériaux de construction reste toutefois en retrait de 16,33 % sur trois mois et de près de 28 % sur un an.
Un rebond technique dans un marché soulagé par la détente géopolitique
La progression de Saint-Gobain ce mercredi s'inscrit dans le sillage du rebond plus large du marché parisien. Dimanche 23 mars, l'annonce de discussions qualifiées de « très fructueuses » entre Washington et Téhéran a conduit au report des frappes militaires américaines, éloignant temporairement le risque de perturbation du transit pétrolier dans le détroit d'Ormuz. Le CAC 40, qui avait cédé plus de 2 % en matinée ce jour-là, avait alors opéré un retournement brusque. Ce mercredi, l'indice parisien poursuit sa reprise, entraînant dans son sillage les grandes valeurs cycliques comme Saint-Gobain. D'autres poids lourds de la cote affichent également des progressions notables en séance : Schneider Electric gagne 2,73 % et Airbus avance de 1,71 %.
Sur le plan du calendrier, les prochaines échéances pour le groupe sont les résultats du premier trimestre 2026, attendus le 23 avril, puis l'assemblée générale prévue le 4 juillet.
Des indicateurs techniques qui signalent une pression baissière persistante
Malgré le sursaut du jour, la configuration technique de l'action Saint-Gobain demeure fragile. Le titre évolue nettement sous ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, situées respectivement à 81,75 euros et 89,05 euros, ce qui traduit une tendance de fond orientée à la baisse depuis plusieurs mois. Un cours aussi éloigné de ces repères — plus de 12 % sous la MM50 — reflète l'ampleur de la correction subie par la valeur.
Le RSI (indice de force relative), qui mesure la dynamique haussière ou baissière d'un titre sur 14 séances, ressort à 32. Ce niveau, proche de la zone de survente traditionnellement fixée sous 30, indique que la pression vendeuse a été intense ces dernières semaines. La volatilité mensuelle, à 9,17, reste quant à elle contenue malgré l'environnement géopolitique incertain. Le support technique le plus pertinent se situe à 68,08 euros, seuil que le titre avait approché récemment et qui a pour l'heure joué son rôle de plancher. La publication trimestrielle du 23 avril pourrait constituer un catalyseur déterminant pour la trajectoire à court terme du titre.