UBS a abaissé ce jeudi 8 janvier sa recommandation sur Saint-Gobain de neutre à vendre et réduit son objectif de cours de 92 à 78 euros. L'action a clôturé à 82,60 euros, en baisse de 1,76 % par rapport à la veille, creusant son repli hebdomadaire à 5,01 % et consolidant une tendance négative de 9,19 % sur trois mois. La banque évoque un potentiel de baisse allant jusqu'à 10 % en raison des difficultés croissantes aux États-Unis et d'une reprise européenne trop lente. Le volume échangé représente 0,33 % du capital, témoignant d'une pression vendeuse modérée mais constante.Sur le plan technique, le titre évolue désormais sous sa moyenne mobile à 50 jours établie à 84,71 euros, signe d'une perte de dynamique à court terme. Le RSI s'affiche à 36, zone qui traduit une approche progressive d'une situation de survente sans pour autant signaler un excès de ventes. Le cours se rapproche du seuil de support identifié à 81,58 euros, dont le franchissement pourrait ouvrir la voie à de nouvelles pressions baissières. À l'inverse, la résistance à 89,16 euros reste éloignée et nécessiterait un retournement net du sentiment de marché. Divergences d'opinions entre analystes malgré la prudence d'UBS La dégradation d'UBS contraste avec les positions d'autres analystes qui maintiennent des perspectives plus favorables. Jefferies affiche un objectif de 140 euros avec une recommandation d'achat, laissant entrevoir un potentiel de hausse de 69 % par rapport au cours de clôture. BNP Paribas vise 102 euros en surperformance, tandis que Bernstein fixe son objectif à 95 euros en recommandation de performance de marché. Deutsche Bank adopte une posture plus prudente avec un objectif à 91 euros et un conseil de conservation. Ces écarts reflètent les incertitudes qui pèsent sur le secteur des matériaux de construction, notamment sur le marché américain qui représente l'un des relais de croissance historiques du groupe.Saint-Gobain vise une marge d'exploitation supérieure à 11 % pour 2025 et publiera ses résultats annuels le 26 février prochain, date scrutée par les investisseurs qui attendent des précisions sur la trajectoire opérationnelle du groupe. Le groupe anticipe une reprise progressive pays par pays en Europe, un maintien d'un bon niveau d'activité en Amérique latine et une poursuite de l'érosion modérée du marché de la construction neuve en Amérique du Nord dans un contexte de taux d'intérêt encore élevés. L'attention se porte désormais sur la capacité du management à maintenir ses marges dans un environnement conjoncturel difficile, alors que le titre accuse un recul de 3,17 % sur un an.