L'action Schneider Electric chute de 14 % sur un mois
Le titre de l'équipementier de Rueil-Malmaison perd du terrain en milieu de matinée, plus nettement que l'indice parisien. Le recul intervient après la mise en place du volet actions du financement du rachat de PTC, et deux maisons de courtage ont revu leur objectif de cours la veille.
Une augmentation de capital de 6 milliards d'euros pour financer le rachat de PTC
L'action Schneider Electric cède 2,71 % à 245,75 € en séance, alors que le CAC 40 recule de 0,63 %. Le titre figure parmi les plus fortes baisses de l'indice, sans atteindre le fond du classement. Il a enfoncé son support à 252,60 € : le cours est déjà passé sous ce niveau, ce qui prolonge un repli de 14 % sur un mois. Le titre évolue sous ses trois moyennes mobiles, la MM20 étant à 10,86 % au-dessus du cours, et le RSI à 32,37 approche la zone de survente.
Ce mouvement suit le lancement, annoncé le 19 octobre, d'une augmentation de capital d'environ 6 milliards d'euros, réservée aux investisseurs qualifiés et menée sans droit préférentiel de souscription. Elle constitue le volet actions du financement des quelque 22 milliards d'euros du rachat de l'éditeur américain PTC, l'acquisition étant par ailleurs financée par de la dette. Le groupe avait aussi annoncé une pause dans ses rachats d'actions en 2027 et 2028.
Deux avis d'analystes en sens opposé après l'opération
Le 19 octobre, CIC Market Solutions a ramené son objectif de cours de 345 € à 325 €, en conservant son avis à l'achat. BofA Securities l'a au contraire relevé, de 362 € à 367 €, avec le même avis à l'achat. Par rapport au cours actuel de 245,75 €, ces deux cibles laissent un potentiel théorique de 32 % et de 49 % (voir le consensus des analystes).
Du côté de la conjoncture, les chiffres de la construction restent orientés à la baisse en France : le climat du secteur est à -17,2 et les permis de logements reculent de 9,5 % sur un an, selon Eurostat et le SDES. Un seul rendez-vous financier est à noter pour la suite de la séance : le CAC 40 évolue sous l'effet de la tension sur la dette française, avant la décision de Moody's sur la note du pays, attendue le 23 octobre.