L'action Schneider Electric recule de 3,6 % malgré deux relèvements d'objectifs
L'action Schneider Electric cède 3,6 % ce mardi 3 mars à la mi-journée, à 258,10 euros, après avoir clôturé la veille à 267,75 euros. Ce repli s'inscrit dans une séance de baisse généralisée sur les marchés européens, sur fond de tensions géopolitiques liées au conflit en Iran. Deux relèvements d'objectifs de cours par des bureaux d'études ont toutefois été publiés la veille.
Un repli amplifié par la flambée des prix de l'énergie
La baisse de l'action Schneider Electric s'avère plus marquée que le recul moyen des places européennes, où les indices perdent entre 1 et 3 %. La flambée des prix du pétrole et du gaz naturel, provoquée par les opérations militaires en Iran et le contournement du détroit d'Ormuz par les armateurs, alourdit la facture énergétique des groupes industriels et pèse sur l'ensemble du secteur. Le Brent a bondi vers 80 dollars le baril tandis que le gaz naturel européen (TTF) s'envole de près de 25 %.
D'un point de vue technique, le titre évolue désormais juste sous sa moyenne mobile à 20 jours, située à 259,96 euros, un niveau qu'il vient de perdre en séance. Le RSI, à 59, reste dans une zone neutre et ne signale pas de situation de survente, ce qui suggère que le mouvement baissier du jour n'a pas encore engendré d'excès technique majeur. Le prochain seuil de support à surveiller se situe à 227,65 euros, sensiblement plus bas que le cours actuel.
Deux analystes relèvent leurs objectifs avant la publication trimestrielle
À la veille de cette séance agitée, deux banques ont rehaussé leur objectif de cours sur le titre. UBS a porté sa cible de 285 à 310 euros, tout en maintenant sa recommandation à l'achat, soit un potentiel de hausse d'environ 20 % par rapport au cours du jour. Landesbank Baden-Württemberg (LBBW) a pour sa part relevé son objectif de 255 à 290 euros, en conservant un avis « conserver », ce qui représente un écart de plus de 12 % avec le niveau actuel.
Ces révisions interviennent à moins de deux mois de la publication des résultats du premier trimestre 2026, attendue le 30 avril. Le titre affiche un parcours solide à moyen terme, avec une progression de 12,1 % sur trois mois et de 10,3 % sur un an, malgré un léger recul hebdomadaire de 0,64 %. La moyenne mobile à 50 jours, à 245,18 euros, reste nettement inférieure au cours actuel, confirmant que la tendance de fond demeure haussière en dépit de la correction du jour.