L'action SES bascule sous son support à 4,62 € et lâche 36,5 % sur trois mois
L'opérateur satellitaire luxembourgeois subit une nouvelle séance difficile ce jeudi, malgré plusieurs annonces publiées ces dernières heures. Le titre évolue dans le bas du SBF 120, pris en étau entre une dynamique de fond sévèrement dégradée et un contexte de marchés européens sous pression.
Le support à 4,62 € franchi à la baisse, le titre dans le peloton de queue du SBF 120
SES cède 3,47 % à 4,56 € en séance, après avoir clôturé la veille à 4,72 €. Le titre a enfoncé son seuil de support à 4,62 € en cours de séance et reste en dessous, dans le bas du SBF 120 qui lui-même recule de 0,83 %. Ce franchissement à la baisse s'inscrit dans une dynamique qui ne montre aucun signe d'amélioration : le titre cède 7,4 % sur un mois et 36,56 % sur trois mois, loin des 8,26 € atteints en mai.
Le RSI à 38 reste en zone basse sans signal de retournement, tandis que la MM20 à 4,78 € et la MM50 à 5,53 € pèsent comme deux résistances au-dessus du cours. La prochaine résistance identifiée se situe à 5,47 €, soit un écart de près de 20 % par rapport au cours actuel.
Dividende confirmé, nouveau conseil et usine en construction : les annonces ne soutiennent pas le cours
SES a pourtant multiplié les communiqués en moins de 24 heures. Le groupe a confirmé le 23 septembre viser un dividende d'au moins 0,50 € par action A pour 2026, avec un versement prévu dès octobre, dans le cadre de son engagement de retour aux actionnaires. Le même jour, Michel Scholer, secrétaire général du gouvernement luxembourgeois et chef de cabinet du Premier ministre, a rejoint le conseil d'administration avec effet immédiat. En parallèle, SES a lancé la construction d'un site de fabrication de satellites à Kockelscheuer, dont l'ouverture est prévue en 2028, dans le cadre d'une stratégie d'intégration verticale et du développement d'un campus spatial au Luxembourg.
Ces éléments n'ont pas suffi à inverser la pression vendeuse du jour. Le programme de rachat d'actions de 31 millions d'euros, annoncé en juin 2026 et exécuté à environ 6 % à la mi-août, offre un soutien limité face à l'ampleur du repli trimestriel.