SES lance la construction d'une usine de satellites au Luxembourg, ouverture en 2028
L'opérateur satellitaire luxembourgeois a engagé la construction d'un site de fabrication de satellites à Kockelscheuer, une étape présentée par le groupe comme un jalon de sa stratégie d'intégration verticale.
Le projet s'inscrit dans l'effort du Luxembourg pour bâtir un campus spatial dédié à la filière New Space.
Un site tourné vers l'intégration verticale
SES a annoncé le 24 septembre 2026 avoir démarré la construction d'une nouvelle usine de fabrication de satellites à Kockelscheuer, au Luxembourg. Le groupe décrit cette opération comme une étape de son intégration verticale et de l'évolution de son modèle économique.
Le site doit renforcer la capacité de l'entreprise à concevoir, développer et fabriquer des technologies satellitaires, et accélérer le déploiement de réseaux satellitaires de nouvelle génération ainsi que de solutions de communications sécurisées. Il vise également à constituer un pôle d'innovation ouvert aux partenaires et à l'écosystème.
Selon Adel Al-Saleh, directeur général de SES, l'ambition est de créer un centre dédié au développement, à la fabrication et à l'ingénierie de systèmes spatiaux avancés, permettant des cycles de développement plus rapides. Il a précisé que cette étape prolonge les progrès déjà réalisés avec la ligne pilote et l'installation de recherche et développement du groupe.
Ouverture prévue en 2028 et soutien aux programmes MEO
L'installation, d'une surface de 16 000 m², est développée en collaboration avec les partenaires CDCL Group et Poudrerie de Luxembourg (ParcLuxite). Elle doit comprendre des espaces d'ingénierie, de fabrication et de test, des bureaux et des infrastructures de soutien, son ouverture étant attendue en 2028. Les dépenses d'investissement du projet sont couvertes par la guidance de CapEx de SES.
Le site doit soutenir le développement du futur réseau MEO de SES, meoSphere, en s'appuyant sur son positionnement en orbite terrestre moyenne et sur le programme O3b mPOWER de deuxième génération. Il contribuera également au programme européen IRIS² via le développement de charges utiles ainsi que l'assemblage, l'intégration et le test de satellites.
Le projet s'inscrit dans la démarche du Luxembourg visant à développer un campus spatial dédié, destiné à stimuler les entreprises du New Space et la collaboration industrielle.