L'action Société Générale rompt le plancher des 66,08 € qui tenait depuis des semaines
La banque de la Défense prolonge sa glissade en début d'après-midi, dans un indice parisien pourtant orienté à la hausse. Elle se classe en queue de peloton du CAC 40 et a cassé un seuil technique en cours de séance. Ce repli s'ajoute à celui des dernières semaines et creuse l'écart avec ses moyennes mobiles.
Le support à 66,08 € cède alors que le CAC 40 progresse
Société Générale cède 1,42 % à 65,14 € et perd près de 7 % sur la semaine, alors que le CAC 40 gagne 0,49 % à la même heure. En séance, le titre a enfoncé son support à 66,08 €, niveau qui servait de plancher depuis plusieurs semaines, et reste en dessous. Le titre pèse aussi sur la moyenne mobile à 20 jours : le cours est à 10,18 % sous la MM20, située à 72,52 €, et à 9,70 % sous la MM200, à 72,14 €. Le RSI à 30 est à la limite de la zone de survente, cohérent avec un repli de 11 % sur un mois.
Le contexte obligataire pèse sur le secteur. L'OAT à 10 ans est à 4,90 % selon le dernier relevé de la Banque de France (1er octobre), son plus haut depuis 2002 pour cette série, avec un écart de 1,30 point face au Bund. Le gouvernement a par ailleurs présenté le projet de budget 2027, qui table sur un déficit de 5 % du PIB et dont l'adoption reste incertaine à l'Assemblée. Les valeurs domestiques sensibles aux taux évoluent dans ce climat de tension sur la dette française.
Un rachat d'actions et un dividende au calendrier, après des résultats semestriels record
Lors de la publication du premier semestre 2026, le 30 juillet, la banque avait annoncé un résultat net part du Groupe record de 3,5 Md€ (+13,9 % sur un an) et un ROTE de 12 %. Elle avait aussi relevé sa cible de ROTE 2026 à environ 11 %, en y ajoutant un acompte sur dividende en hausse de 23 % et un rachat d'actions exceptionnel de 1,5 Md€. Ce programme, annoncé le 10 août, est exécuté à environ 84 % au 25 septembre, soit 1,3 Md€ déjà racheté.
Dans le même temps, les revenus de la Banque de Grande Clientèle ont reculé de 1,3 % au semestre et le coût du risque a progressé de 6,6 %, à 745 M€. Sur la base du bénéfice par action attendu, l'action se paie environ 8,2 fois les bénéfices de l'exercice en cours, selon le consensus des analystes recensés. Le détachement du dividende est fixé au 5 octobre, lundi, et son paiement au 7 octobre : le cours affichera alors mécaniquement l'effet du coupon.