L'action STMicroelectronics chute de 5,56 % sous un seuil technique clé
L'action STMicroelectronics recule nettement ce mardi 3 mars, abandonnant 5,56 % à 26,61 euros contre 28,17 euros à la clôture de la veille. Ce repli s'inscrit dans une séance marquée par un recul généralisé des Bourses européennes, sur fond de tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Sur une semaine, le titre cède 6,67 %, bien que sa performance à trois mois reste positive à près de 32 %.
Un recul technique après un rebond de trois mois
Le repli de ce mardi ramène le cours de STMicroelectronics sous sa moyenne mobile à 20 jours, située à 27,51 euros, un niveau qui servait ces dernières semaines de plancher de court terme. Le titre reste toutefois au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours (25,16 euros), ce qui témoigne du fait que la tendance haussière de moyen terme amorcée depuis décembre n'est pas encore invalidée. Le RSI, à 51, se situe en zone neutre, indiquant que le titre n'est ni en situation de survente ni de surachat, malgré l'ampleur du mouvement de la journée.
La résistance la plus proche se situe à 28,89 euros, niveau que le titre n'a pas réussi à franchir durablement ces derniers jours avant de décrocher. La volatilité mensuelle, à 13,31 %, reste élevée et reflète des oscillations marquées depuis le début de l'année. La publication des résultats du premier trimestre, prévue le 23 avril, constituera le prochain catalyseur fondamental pour la valeur.
Les tensions géopolitiques pèsent sur le secteur technologique européen
La forte baisse de l'action s'inscrit dans le contexte d'un repli généralisé des marchés européens, les places du continent cédant entre 1 % et 3 % en réaction aux opérations militaires en Iran et à la flambée des prix de l'énergie. Le pétrole Brent a bondi vers 80 dollars le baril, tandis que le gaz naturel européen progresse de près de 25 %. Le contournement du détroit d'Ormuz par les principaux armateurs alimente les craintes de renchérissement durable des coûts logistiques et énergétiques.
Pour un fabricant de semi-conducteurs comme STMicroelectronics, dont les processus de production sont fortement consommateurs d'énergie, cette hausse des coûts représente un facteur de pression potentiel sur les marges. Le secteur des puces électroniques est par ailleurs sensible à toute perturbation des chaînes d'approvisionnement mondiales, dans un environnement où les flux logistiques internationaux se trouvent déjà sous tension. Sur un an, le titre conserve néanmoins une avance de 12,12 %, soutenu par la dynamique de fond liée à la demande structurelle en semi-conducteurs.