L'action STMicroelectronics lâche 4,18 % en séance, emportée par les tensions Iran-USA
STMicroelectronics accuse un net repli ce jeudi, dans un contexte de tensions géopolitiques qui pèse sur l'ensemble du secteur technologique européen. Le titre cède 4,18 % à 28,69 euros en séance, effaçant une partie des gains accumulés ces derniers mois. Le CAC 40 recule lui aussi de 1,16 % en séance, à 7 888 points.
Le secteur des semi-conducteurs européen sous pression
L'action STMicroelectronics perd 4,18 % à 28,69 euros ce jeudi, après avoir clôturé la veille à 29,94 euros. Ce recul n'est pas isolé : ASML Holding, autre poids lourd des semi-conducteurs cotés en Europe, abandonne également 4,23 % dans le même temps. L'escalade des tensions entre Washington et Téhéran, marquée par le démenti iranien sur un éventuel cessez-le-feu et la poursuite annoncée des hostilités sur plusieurs semaines, provoque un mouvement d'aversion au risque sur les marchés. Le Brent a rebondi de plus de 6 % en vingt-quatre heures, dépassant les 108 dollars, ce qui alourdit les perspectives de coûts pour l'industrie manufacturière mondiale. Le SBF 120 cède 1,16 % en séance, illustrant la pression généralisée sur la cote parisienne.
Malgré ce repli, le titre conserve une progression substantielle sur trois mois (+27,83 %) et de plus de 42 % sur un an. Les investisseurs attendent la publication des résultats du premier trimestre 2026, prévue le 23 avril prochain, pour évaluer la trajectoire opérationnelle du fabricant franco-italien.
Des signaux techniques encore porteurs malgré le décrochage
Sur le plan graphique, le recul du jour ramène le titre sous sa résistance située à 29,94 euros, niveau correspondant précisément à la clôture de la veille. La moyenne mobile à 50 jours, positionnée à 27,38 euros, continue de jouer un rôle de soutien et demeure nettement inférieure au cours actuel, tandis que la moyenne à 200 jours (24,26 euros) confirme une tendance haussière de fond. Le cours se maintient ainsi au-dessus de l'ensemble de ses moyennes mobiles principales, ce qui traduit un biais ascendant sur le moyen terme malgré la correction en cours.
Le RSI s'établit à 60, une zone neutre qui ne signale ni situation de surachat ni condition de survente. Le support majeur se situe à 26,92 euros : un éventuel franchissement à la baisse de ce seuil constituerait un signal d'alerte technique plus préoccupant. À ce stade, le repli du jour s'inscrit dans les bornes de la volatilité récente — estimée à 12,87 % sur un mois — et ne remet pas en cause la dynamique positive installée depuis le début de l'année.