L'action Thales chute de 3,77 % en clôture ce vendredi 21 novembre
L'action Thales a clôturé à 226,90 euros ce vendredi 21 novembre 2025, en recul de 3,77 % par rapport à la veille où elle s'établissait à 235,80 euros. Cette correction intervient dans un contexte boursier pourtant stable, le CAC 40 ayant terminé quasiment à l'équilibre à 7 982,65 points (+0,02 %). Les volumes d'échanges sont demeurés limités, avec seulement 0,19 % du capital ayant transité dans la journée, reflétant une certaine prudence des investisseurs face à l'ampleur du mouvement baissier.
Cette séance de repli s'inscrit dans une dynamique plus large de correction pour le géant français de la défense et de l'aérospatial. Sur une semaine, la baisse cumulée atteint désormais 6,89 %, marquant une phase de consolidation après une année exceptionnelle. La société avait multiplié les annonces commerciales ces derniers jours, notamment aux Émirats arabes unis où Thales a signé plusieurs accords stratégiques portant sur la gestion du trafic aérien avec Dubai Air Navigation Services et Emirates Airline, ainsi qu'un protocole d'accord pour développer un centre d'excellence en cybersécurité. Parallèlement, le groupe a annoncé la signature d'une lettre d'intention pour la vente de jusqu'à 100 avions Rafale à l'Ukraine le 17 novembre. Ces annonces, pourtant structurantes pour le carnet de commandes, n'ont pas suffi à soutenir le cours dans un environnement marqué par des prises de bénéfices.
Sur une période de trois mois, le titre affiche encore un léger recul de 1,09 %, témoignant d'une volatilité accrue en fin d'année. En revanche, la performance annuelle reste spectaculaire avec un gain de 49,37 % depuis le début de l'année, surperformant très largement le CAC 40 qui n'a progressé que de 10,89 % sur la même période. Cette surperformance témoigne de l'intérêt persistant des investisseurs pour le secteur de la défense dans un contexte géopolitique tendu, malgré les tensions récentes. Le titre évolue désormais bien en deçà de son plus haut annuel de 279,30 euros atteint en juin dernier.
Sur le plan technique, plusieurs signaux invitent à la prudence à court terme. L'indice de force relative (RSI) s'établit à 36, se rapprochant de la zone de survente située sous les 30, ce qui suggère que le titre pourrait être proche d'un point bas technique sans pour autant l'avoir encore atteint. Cette configuration indique que la pression vendeuse reste dominante, mais qu'un rebond technique pourrait se matérialiser si le RSI franchit ce seuil symbolique. Par ailleurs, l'action a nettement décroché de sa moyenne mobile à 50 jours, actuellement positionnée à 252,07 euros, soit plus de 25 euros au-dessus du cours actuel. Cet écart significatif, qui s'est creusé au fil des dernières séances, confirme l'affaiblissement de la dynamique haussière de moyen terme et souligne l'ampleur de la correction en cours.
L'indicateur MACD affiche quant à lui un histogramme légèrement négatif à -0,13, la ligne MACD (-5,42) restant sous sa ligne de signal (-5,29). Cette configuration traduit un momentum baissier à court terme, même si l'écart limité entre les deux lignes suggère que le mouvement pourrait s'essouffler. Le support technique immédiat se situe à 232,90 euros, soit à peine 6 euros sous le cours actuel, constituant un premier palier de soutien à surveiller attentivement dans les prochaines séances. En cas de rebond, la résistance majeure demeure établie à 260,70 euros, un niveau qui nécessitera un regain de momentum pour être reconquis.
Les annonces commerciales de la semaine, notamment aux Émirats arabes unis et concernant l'Ukraine, constituent pourtant des catalyseurs positifs à moyen terme pour le groupe. La correction observée s'apparente davantage à un mouvement technique de consolidation après la forte hausse annuelle, dans un environnement de volumes particulièrement faibles. Il convient de rappeler que Goldman Sachs avait initié une couverture négative du titre en septembre dernier avec une recommandation à la vente, pointant notamment les incertitudes sur la branche Cyber & Digital dont le chiffre d'affaires avait reculé de 3,7 % au premier semestre 2025, ainsi que l'instabilité politique française. Ces éléments continuent de peser sur le sentiment des investisseurs, même si les fondamentaux du groupe dans la défense demeurent solides. Le consensus des analystes reste globalement favorable avec un objectif de cours moyen autour de 276 euros, laissant entrevoir un potentiel de rebond significatif depuis les niveaux actuels.