À la Bourse de Paris, Thales abandonne 1,5 % en fin de matinée, accusant le repli le plus prononcé du CAC 40, ce lundi 29 décembre. Le titre évolue à 225,60 euros, en retrait de 1,31 % par rapport à la clôture de vendredi à 228,60 euros, dans des volumes d'échange limités représentant 0,02 % du capital. Le mouvement s'inscrit dans un contexte de tension pour l'ensemble du secteur de la défense européenne, après que Donald Trump s'est déclaré résolument optimiste sur une issue rapide au conflit ukrainien.Le secteur a le vent en poupe depuis le début de l'année, même si sur la seconde partie de 2025, les discussions autour d'une potentielle paix en Ukraine ont freiné leur rallye. Sur trois mois, le titre a cédé 13 %, un repli qui contraste avec la performance annuelle remarquable de 63,42 %. Le cours évolue désormais sous sa moyenne mobile à 50 jours établie à 237 euros et sa moyenne mobile à 200 jours qui s'établit à 244,20 euros, témoignant d'une tendance technique affaiblie à court terme. Un contrat majeur de 100 millions de livres avec la Royal Navy Dans un environnement de marché prudent, Thales a annoncé ce lundi même avoir remporté un contrat majeur pour la conception, le développement et la livraison de la prochaine génération de centres de commandement autonomes portables destinés à la Royal Navy. L'investissement initial de 10 millions de livres sterling marque la première étape d'un programme qui a une portée pouvant atteindre 100 millions de livres sterling, visant à révolutionner les capacités de lutte contre les mines maritimes grâce à l'intelligence artificielle.Sur le plan technique, l'action évolue au-dessus de son seuil de support à 219,50 euros mais reste sous pression, alors que le RSI à 57 indique un positionnement encore neutre sans signal d'excès. Le titre dispose d'un potentiel de hausse théorique de 15 % selon l'objectif de Morgan Stanley fixé à 260 euros dans le cadre d'une recommandation à pondération en ligne émise en novembre. Toutefois, la proximité du seuil de résistance à 243,70 euros reste un obstacle technique majeur à surveiller pour tout rebond significatif.