L'action Thales teste son support technique à 237,90 € après 11 % de baisse en une semaine
Le titre Thales cède près de 2 % ce vendredi matin et touche son seuil de support technique à 237,90 €. La baisse s'inscrit dans une semaine difficile pour le groupe de défense et d'électronique, dont le cours a reculé de plus de 11 % en sept séances. Le CAC 40, en repli de 1,05 % en séance, pèse également sur la dynamique du titre.
Un accord satellite stratégique et une révision d'objectif qui n'enrayent pas la correction
Le recul de Thales intervient dans un contexte pourtant marqué par une actualité industrielle notable. Le 20 avril, Thales Alenia Space, Airbus et RADMOR ont officialisé un accord de coopération pour le développement d'un satellite géostationnaire de télécommunications militaires destiné à la Pologne. La cérémonie s'est tenue à Gdansk, en présence des ministres polonais de la Défense et français des Armées, soulignant la dimension politique du partenariat.
Malgré ce contrat, le titre n'a pas trouvé de relais haussier. Deux jours plus tard, BNP Paribas a abaissé son objectif de cours de 260 à 255 €, tout en maintenant sa recommandation neutre. Au cours actuel de 237,90 €, cet objectif révisé laisse un écart d'environ 7 % avec le prix cible, sans constituer un signal d'achat franc. À noter que l'assemblée générale du groupe est programmée le 12 mai prochain, un rendez-vous susceptible de fournir de nouvelles indications sur les perspectives du groupe.
Des indicateurs techniques sous pression, le titre flirte avec une zone de survente
Sur le plan graphique, le cours de Thales évolue actuellement sur son seuil de support identifié à 237,90 €, un niveau clé dont la rupture pourrait ouvrir la voie à un prolongement du mouvement baissier. Le titre se situe dans le bas des bandes de Bollinger, à seulement 7 % au-dessus de la borne inférieure fixée à 234,67 €, ce qui signale une zone de survente potentielle.
Le RSI, indicateur de dynamique qui mesure la force relative du mouvement, ressort à 40, un niveau qui confirme la pression vendeuse sans pour autant basculer sous le seuil critique de 30. Par ailleurs, le cours s'est nettement éloigné de ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, respectivement situées à 253,07 € et 245,78 €, illustrant l'ampleur de la correction récente. Sur trois mois, la performance du titre atteint -7,97 %, et sur un an, le recul s'établit à -5,14 %. Sur le reste de la cote parisienne, Airbus recule de 2,78 % et Schneider Electric de 1,47 % en séance, dans un marché européen globalement orienté à la baisse.