L'action Veolia recule de 4,35 % à mi-journée, plombée par la flambée du gaz
Le titre Veolia Environnement recule nettement ce mardi 3 mars, cédant 4,35 % à 33,17 euros à la mi-journée, après avoir clôturé la veille à 34,68 euros. Ce repli s'inscrit dans une séance marquée par les tensions géopolitiques liées au conflit en Iran, qui pèsent sur l'ensemble des places européennes. Le groupe de services à l'environnement voit ainsi une partie de ses gains des trois derniers mois rognée.
Une correction technique après plusieurs semaines de hausse soutenue
Le recul du jour ramène le cours de Veolia Environ. sous sa moyenne mobile à 20 jours, située à 33,65 euros, un signal qui traduit un essoufflement de la dynamique haussière récente. Le titre reste toutefois largement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours (31,48 euros), confirmant que la tendance de fond demeure orientée positivement sur le moyen terme. Le RSI, qui se situait à 71, indiquait avant cette séance une zone de surachat, c'est-à-dire un niveau où la pression acheteuse des semaines précédentes devenait statistiquement excessive. La correction du jour apparaît donc cohérente sur le plan technique, après une progression de près de 14 % en trois mois et de plus de 15 % sur un an. Le prochain seuil de résistance identifiable se situe à 35,96 euros, niveau que le titre n'est pas parvenu à franchir durablement.
La flambée des coûts énergétiques, un facteur de vigilance pour le groupe
La forte hausse des prix de l'énergie observée ce mardi, avec un bond du gaz naturel européen (TTF) de près de 25 % et un baril de Brent à plus de 80 dollars, constitue un élément de contexte pertinent pour Veolia Environnement. Le groupe, très présent dans le traitement de l'eau, la gestion des déchets et les services énergétiques, est directement exposé à l'évolution des coûts de l'énergie, qui pèsent sur ses charges opérationnelles. Si des mécanismes d'indexation contractuelle permettent en partie de répercuter ces surcoûts, un renchérissement brutal et prolongé peut temporairement comprimer les marges, en particulier dans les activités thermiques et de valorisation énergétique. Ce contexte intervient alors que le calendrier financier du groupe prévoit la tenue de l'assemblée générale le 23 avril prochain, suivie de la publication des informations financières du premier trimestre le 6 mai. Ces échéances permettront de mesurer plus précisément l'impact éventuel de la conjoncture énergétique sur les résultats du groupe au cours des prochains mois.