L'action Viridien bondit de 5,58 %, portée par la flambée du pétrole lié à l'Iran
Viridien enregistre ce mercredi une progression marquée de 5,58 %, à 122,90 euros, dans un contexte de forte tension sur les marchés énergétiques liée au conflit en Iran. Le titre du spécialiste des technologies géoscientifiques au service de l'industrie pétrolière et gazière affiche désormais une hausse de près de 39 % sur trois mois et de plus de 86 % sur un an.
Le choc pétrolier lié au conflit iranien profite directement au titre
L'envolée des cours du brut, qui ont bondi d'environ 10 % en début de semaine avec un Brent repassé au-dessus de 80 dollars le baril, constitue un catalyseur direct pour Viridien. Le groupe, positionné sur les services sismiques et l'imagerie du sous-sol pour les compagnies d'exploration-production, bénéficie mécaniquement d'un environnement de prix élevés du pétrole et du gaz. Ces niveaux de prix incitent en effet les opérateurs à accroître leurs investissements d'exploration, ce qui alimente la demande pour les prestations du groupe.
Le contournement du détroit d'Ormuz par les principaux armateurs, en raison des opérations militaires en cours, accentue les craintes de perturbation durable de l'approvisionnement mondial. Le gaz naturel européen a également connu une poussée spectaculaire, de l'ordre de 25 %, renforçant la dynamique haussière sur l'ensemble du secteur parapétrolier. Pour Viridien, cette configuration favorable fait écho à une tendance de fond déjà engagée depuis plusieurs trimestres.
Un rebond technique à surveiller à l'approche d'une résistance clé
Sur le plan graphique, le titre revient au contact de sa moyenne mobile à 20 jours, située autour de 120,59 euros, après plusieurs séances de repli. Le franchissement de ce seuil en séance illustre un retournement de court terme, d'autant que le cours évolue désormais nettement au-dessus de la moyenne à 50 jours (116,14 euros), confirmant la solidité de la tendance haussière de moyen terme.
Le RSI, indicateur de force relative, se situe à 41, traduisant une zone encore modérée qui laisse de la marge avant une éventuelle surchauffe technique. La prochaine résistance majeure se dessine aux alentours de 128,60 euros, niveau correspondant également à la bande haute de Bollinger. Un dépassement net de cette zone constituerait un signal supplémentaire de poursuite de la hausse.
Sur le plan du calendrier financier, la prochaine échéance à surveiller est la publication des résultats du premier trimestre 2026, prévue le 5 mai. Les investisseurs pourront alors évaluer dans quelle mesure la remontée des prix de l'énergie s'est traduite dans les carnets de commandes du groupe.