Le secteur français du bâtiment anticipe une reprise mesurée en 2026 après une année 2025 chaotique
Après un recul de 4% en 2025, le secteur de la construction française envisage un rebond timide en 2026, porté par l'amélioration des conditions de crédit et une hausse attendue de la production de logements neufs notamment grâce à nouveau dispositif Jeanbrun et au statut de bailleur privé. La Banque de France a confirmé en décembre une légère amélioration de l'activité industrielle, tandis que l'activité du bâtiment demeure stable, reflétant une transition progressive vers une dynamique positive.
Une reprise fragile soutenue par le logement neuf
La Fédération Française du Bâtiment prévoit une croissance de 2,6% de l'activité du secteur en 2026. La production de logements neufs devrait progresser de 9,5%, avec une augmentation de 11,2% pour l'individuel et de 7,5% pour le collectif. Cette amélioration s'appuie sur une dynamique visible en fin 2025 : les mises en chantier ont augmenté de 8,4% pour atteindre 283 000 unités, tandis que les ventes de maisons individuelles ont bondi de 38% au troisième trimestre 2025 comparé à l'année précédente. Les conditions de crédit se sont effectivement améliorées fin 2025, facilitant l'accès au financement pour les ménages.
Des perspectives de croissance sur le moyen terme ?
Au-delà de 2026, les perspectives demeurent modérées. Selon Bain & Company, le marché européen de la construction amorce un rebond mesuré, porté par la baisse des taux d'intérêt et la relance du logement. Les analystes estiment la croissance du secteur français entre 0,5% et 2,5% par an jusqu'en 2028. À titre de comparaison, les 283 000 mises en chantier de 2025 restent très en deçà de la moyenne historique de 360 000 unités observée entre 1980 et 2025, indiquant que le secteur opère depuis une base fortement déprimée.
Le nouveau dispositif Jeanbrun, destiné à booster la construction privée avec un objectif de 50 000 logements suppélementaires en 2026 et 2 millions d'ici 2030, pourrait changer la donne.