Néovacs : jusqu'à plus de 25 M€ attendus pour PXT3003, versés de façon échelonnée
Dans un point d'étape publié le 16 octobre 2026, Néovacs a indiqué que le paiement lié à la valorisation d'une partie de sa propriété intellectuelle et de son savoir-faire pourrait dépasser 25 M€. Les sommes dues seraient toutefois versées de façon variable et échelonnée, après une phase durant laquelle elles seront capitalisées sans être versées.
Une lettre d'intention américaine centrée sur le candidat PXT3003
Comme elle l'avait annoncé le 7 août, la biotech de Suresnes a reçu et accepté une lettre d'intention émanant d'une société biopharmaceutique américaine spécialisée dans les pathologies neurologiques. L'accord porte sur les droits de propriété intellectuelle et le savoir-faire scientifique autour de PXT3003, candidat médicament développé dans la maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 1A (CMT1A), une neuropathie périphérique héréditaire et rare.
Ces droits, initialement développés par la société Pharnext, avaient été nantis et transférés dans un patrimoine fiduciaire au bénéfice de Néovacs, conformément à la convention de fiducie-gestion du 31 octobre 2022. Selon le communiqué, ils ont désormais été transférés au partenaire, qui a engagé les démarches d'analyse.
Un horizon de versements sur sept ans, précédé d'une période de recoupement
D'après Néovacs, cette étape oblige l'acquéreur à la rémunérer dans le temps, selon un mécanisme que la société présente comme classique dans l'industrie pharmaceutique. Une rémunération variable et échelonnée serait mise en place, avec des versements assis sur la valorisation commerciale des actifs au cours des sept prochaines années.
Le dispositif prévoit une période de recoupement des frais engagés par le partenaire jusqu'à la mise sur le marché, que la société estime à un horizon de un à deux ans minimum. Pendant cette période, la rémunération due à Néovacs sera capitalisée mais non versée.
Les deux parties continuent par ailleurs de travailler sur les modalités d'un accompagnement de Néovacs dans la valorisation de ces actifs, notamment sur les plans scientifique et réglementaire. La société a indiqué qu'elle informerait le marché de toute avancée significative dans le cadre de ce protocole d'accord.
Néovacs rappelle le caractère dilutif de ses financements
Le communiqué rappelle que Néovacs a mis en place un financement sous forme d'OCEANE-BSA avec la société Hanover Square Investments 1, qui n'a pas vocation à rester actionnaire après conversion ou exercice des instruments. Un financement en ORA a également été mis en place ; ces titres ont tous été transférés à une fiducie, qui a aussi souscrit des OS.
Selon la société, les actions issues de ces conversions sont en général cédées sur le marché à très brefs délais, ce qui peut créer une « forte pression baissière sur le cours de l'action ». Dans le cas de la fiducie, les cessions suivent les modalités fixées par la convention de fiducie.
Néovacs indique que les actionnaires peuvent subir une perte de leur capital investi ainsi qu'une forte dilution. Elle précise que cette opération de financement dilutif n'est pas la première qu'elle a mise en place.