Néovacs : perte semestrielle réduite à 1,6 M€, consommation de trésorerie en baisse
Néovacs a publié le 26 octobre 2026 des comptes semestriels marqués par une réduction de sa perte nette, passée de 2,4 M€ à fin juin 2025 à 1,6 M€ à fin juin 2026. La biotech de Suresnes a également réduit ses besoins de trésorerie, qu'elle continue de couvrir principalement par des émissions obligataires, y compris convertibles. Pour une société au stade préclinique, la consommation de cash est l'indicateur qui conditionne le recours aux financements extérieurs. Les besoins générés par l'activité et les investissements sont passés de 3,6 M€ à 2,1 M€ d'un semestre à l'autre. En parallèle, la société a reçu et accepté une lettre d'intention engageante portant sur une partie de sa propriété intellectuelle, dont le montant total pourrait dépasser 25 M€.
Perte d'exploitation réduite de 0,5 M€, perte nette de 0,8 M€
Le résultat d'exploitation s'est établi à -2,1 M€ au premier semestre 2026, en amélioration de 0,5 M€ par rapport au premier semestre 2025. La société attribue ce mouvement au contrôle de ses dépenses, poursuivi depuis sa reprise par HBR Investment Group. Le résultat net s'améliore davantage, de 0,8 M€, pour s'établir à -1,6 M€ contre -2,4 M€ un an plus tôt. L'écart entre les deux améliorations tient aux éléments situés sous le résultat d'exploitation. Le résultat financier est devenu positif à +0,2 M€, contre -0,3 M€ au premier semestre 2025, ce qui a compensé la baisse du crédit d'impôt, revenu de +0,5 M€ à +0,3 M€. Hugo Brugière, PDG de Néovacs, résume la ligne suivie : « maîtriser les coûts afin de limiter le recours aux outils de financement dilutif et saisir les opportunités de valorisation des actifs ».
Des besoins de trésorerie en baisse, couverts par des obligations
Les besoins générés par l'activité et les investissements ressortent à 2,1 M€ sur le semestre, soit environ 0,35 M€ par mois, contre 3,6 M€ au premier semestre 2025. Ils ont été couverts principalement par des financements obligataires, sous forme d'obligations simples et d'obligations convertibles, pour un montant cumulé de 1,4 M€, ainsi que par la trésorerie disponible, à hauteur de 0,6 M€. Ce mode de financement a une contrepartie que la société détaille elle-même dans son communiqué. Néovacs a mis en place un financement en OCEANE-BSA avec Hanover Square Investments 1, qui n'a pas vocation à rester actionnaire, ainsi qu'un financement en ORA transférées à une fiducie chargée de leur conversion en actions. Selon la société, les actions issues de ces instruments sont en général cédées sur le marché à très brefs délais, ce qui peut créer une pression baissière sur le cours, et les actionnaires peuvent subir une forte dilution. Néovacs rappelle que cette opération n'est pas la première qu'elle a mise en place. Dans un communiqué du 5 octobre 2026, elle avait par ailleurs confirmé l'abandon d'un tirage de 250 k€ initialement prévu le 17 août 2026.
Une lettre d'intention sur PXT3003 et environ 8 M€ de ressources mobilisables
Sur le volet de la propriété intellectuelle, Néovacs a reçu et accepté en août 2026 une lettre d'intention engageante portant sur l'acquisition d'une partie de ses droits, dont le montant total pourrait dépasser 25 M€. Elle concerne PXT3003, candidat médicament en développement dans la maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 1A, une neuropathie périphérique héréditaire et rare. Les droits visés ont déjà été transférés au partenaire, qui a initié ses démarches d'analyse. Dans un point d'étape publié le 16 octobre 2026, la société avait précisé que les sommes dues seraient versées de façon variable et échelonnée. Néovacs et son partenaire travaillent encore aux modalités d'un accompagnement de la biotech dans la valorisation de ces actifs, notamment sur les plans scientifique et réglementaire. En parallèle, la société a poursuivi ses travaux sur les nanoparticules lipidiques (LNP) et l'ARN messager, avec notamment la participation à 3 congrès internationaux (Heidelberg, Lyon et Kyoto). Côté financement, la société indique pouvoir, en cas de besoin, dégager des ressources supplémentaires par le refinancement de son actif immobilier, estimé à plus de 10 M€. Son conseil d'administration a autorisé l'acquisition des 51 % de la SCI HBR Pasteur Real Estate détenus par HBR Investment Group ; selon la société, cette opération, si elle se réalise, interviendrait sur la base de la valeur nominale des parts et n'aurait pas d'incidence sur ses comptes. Néovacs estime pouvoir faire face à ses besoins de financement au cours des 12 prochains mois grâce à des ressources disponibles et mobilisables d'environ 8 M€.